08 décembre 2009

Un débat, ah bon ?

Le débat public sur les Nanotechnologies, qui devait avoir lieu à Grenoble le 1er décembre, a fort logiquement accouché d’une souris. Les petits agitateurs en polaire de chanvre et kéfiés de Proudhon Marx Organisation ont, fidèles à leur tactique fasciste et totalitaire, suffisamment perturbé le déroulement de la séance pour rendre le débat impossible. Ce n’est pas une surprise puisque des perturbateurs frères – à moins que ce ne soient les mêmes – avaient déjà, quelques jours avant, sonné l’hallali à Lille. Ces crétins rusés ont beau jeu de dire que le débat n’est pas démocratique puisque « les décisions sont déjà prises ». Au moins, le petit peuple, celui qui vote encore peut voir qui empêche la démocratie d’exister. C’est un peu comme ces Français, nés en France de parents immigrés, qui brûlent des voitures, obligent des petits blancs à klaxonner à chaque victoire de l’équipe…d’Algérie. Les choses sont claires, il suffit d’ouvrir les yeux et de voir qui fait quoi, qui emmerde qui (et surtout d’éteindre le poste de radio car alors on nous assure que ce que l’on voit n’est pas ce qui est...).

Mais, pour en revenir aux Nanotechnologies, on peut avancer deux ou trois éléments :

1) L’intitulé du débat est mauvais. Associer une échelle dimensionnelle (l’échelle nanométrique, du milliardième de mètre) à la technologie, c’est, dès le départ, partir sur une mauvaise piste. Pourquoi ne pas parler de Nanosciences, Nanomatériaux, Nano-médecine, voire même de Nano-Ethique (ou d’éthique à l’échelle des objets du nanomètre). C’est bien connu, la technologie fait peur. Elle est l’avenir au quotidien. Elle promet de changer le présent, en bien ou en mal. L’intitulé, un peu vague, « Débat sur les Nanos » auraient évité de fermer d’emblée la porte sémantique. D’autant plus que ces autres aspects sont plus ou moins traités (devaient être traités…) dans les réunions itinérantes organisées sur le territoire.

2) Sur le fond, rien n’oblige une démocratie, qu’on devrait recoller une fois pour toute à ce quelle est au premier chef: la démocratie politique et pas la démocratie participative (de récente invention poitevine), à organiser sans cesse des débats et consultations du peuple. En société médiatique maxima (la nôtre), toute annonce créée sa contre annonce, son contre forum, son contre-feux. Le pouvoir (politique), celui qui exerce sa fonction au nom du Peuple, n’a pas à rechercher sans cesse l’aval du Peuple pour gouverner. Gouverner c’est diriger au nom de la majorité dans l’intérêt général. Le peuple est souverain dans les urnes. Il devrait élire ses représentants pour un projet, une philosophie du monde, une façon d’être à la vie et aux autres. Hors des élections, c’est de moins en moins le politique qui gouverne mais de plus en plus le médiatique (les journalistes), le groupe de pressions (la communauté) et d’autant plus qu’il a des relais dans les médias. Le politique est tétanisé par le médiatique puisque sans lui, il n’est rien (qui oserait couper la parole sèchement à un Monsieur Demorand, comme il ne se prive pas de le faire face aux élus du peuple, souvent avec leur peur consentante ?)

3) Cet intérêt général est bien connu (sauf des décroissants en IPod): les « Nanos ceci-cela » participeront sans doute au développement (économique, sociétal (peut-être),…) de la population même si des points restent à surveiller quant aux libertés individuelles (encore que cela ne concerne pas que les « Nanos blablas » mais l’idée du progrès en général), quant aux risques sanitaires, par exemple. Et tout cela, est bien connu, assez bien identifié, fait déjà de programmes de recherches financés au niveau français ou européen et sur d’autres continents. Y compris pour les aspects plus philosophiques et éthiques. Par exemple, faut-il reprendre nos vieux paradigmes maintenant que la taille des objets diminue ? Peut-on appliquer tranquillement nos vieilles croyances et théories morales et philosophiques? C’est ce débat-là qui est intéressant, pas de savoir s’il faut utiliser des oxydes de titane pour bronzer plus ou moins dangereusement !

4) Ce débat montre l’urgence de former l’ensemble de la population aux sciences et à la démarche scientifique. Par exemple, qu’est-ce qu’une vérité scientifique ? L’hystérie anti-vaccinale nous avait déjà montré l’ampleur du problème sur ce point.

5) Sur un fond encore plus profond (!), ce mouvement d’agitation fragilisera encore plus le monde de la Recherche puisqu’on pourrait dire « Ils (les anarchistes en dreadlocks) ont raison de protester : on NOUS CACHE QUELQUE CHOSE ». Et voilà la ritournelle du complot, du « tous pourris », matinée de sauce antimilitariste. Que faire contre ça ? Débattre, sans doute…

09 novembre 2009

Chute de la mémoire

Sans aucune surprise, l’anniversaire de la chute du mur (entre la RFA et la RDA) n’est pas à la hauteur de ce qui s’est passé à ce moment là. Ce n’est pas que la découverte de la société de consommation – surtout vue et décrite par ses aspects les plus néfastes – par les Allemands de l’est, c’est surtout la victoire du monde libre (souvenez-vous, la démocratie) face à la tyrannie liberticide du communisme. Et de cela, on n’entend bien peu parler. Ce qui amuse les médias, c’est le folklore (Rostropovitch jouant Bach, le symbole) et les débats mimétiques et entendus mille fois (Mitterrand a t-il loupé le coche ?). Dans le pire des cas, on va jusqu’à comparer le mur que les Israéliens ont construit face au islamistes, (pour simplement garantir leur survie, faut-il le rappeler) au mur de la honte de l’Europe de l’est.

Ce qu’il faudrait dire, rappeler, marteler sans cesse, c’est combien le communisme a été une barbarie, l’horreur absolue pour des millions d’humains. Pour celles et ceux que l’amnésie n’a pas encore atteint, il est temps de lire (ou de relire), le fameux Livre noir du communisme dirigé par S. Courtois et dont une édition de poche (Pocket/Agora) vient de sortir. L’évocation implacable des faits (au sens historique) donne froid dans le dos : massacres, famines organisées, goulags russes ou laogaï chinois, tortures, privations de libertés, etc. La liste est longue des malheurs endurés par les hommes au-delà du rideau de fer (au sens large). L’incipit est à méditer : « La vie a perdu contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant » (Tzedan Todorov, Les Abus de la mémoire).


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02 novembre 2009

Une justice pour tous

Drôle de psychodrame que l’émotion suscitée par le renvoi de l’ancien président de la République devant tribunal. Je ne comprends absolument pas les mines attristés et les bons sentiments de droite et de gauche qui trouvent que trop c’est trop. Chirac, président, était intouchable car il était la France. Le viser, lui, c’était entacher le Pays tout entier d’une marque d’infamie. On ne pouvait le traîner devant les tribunaux d’exception (et laquelle !) que pour trahison. Redevenu citoyen Français, sans mandat électif, il est amené à répondre des faits qui ne sont pas prescrits. Ce qu’on lui reproche n’est pas rien et mérite d’être jugé. L’homme Chirac est adoré des Français, donc des médias, donc de la classe politique. Je trouve cette mansuétude bien étrange et s’il était condamné pour les faits qui lui sont reprochés, le petit peuple aura beau jeu de dire « tous pourris », « collusion des puissants », etc. Les arguments les plus fallacieux qui sont avancés sont de deux types : 1) « c’est une vieille histoire » (certes, mais non prescrite et ce n’est pas au journaliste/au politicien du coin de dire le droit (c’est d’ailleurs pour cela que le droit existe)), 2) « tout le monde faisait la même chose au même moment » (sans doute, mais ce n’est pas une raison pour ne pas juger celui qu’on soupçonne d’avoir commis ce délit). Sur ce, se déroule toute une insidieuse campagne médiatique sur la Fondation du président, le bien qu’elle répand par-delà les océans sur les pays pauvres, etc. C’est sans doute juste et très vrai. Mais a-t-on le droit de mettre cela en avant, ou même en regard, lorsqu’il s’agit de la justice de son pays ?

26 octobre 2009

Epidémie de c.....

La récente épidémie de grippe A, et la campagne de vaccination qui va bientôt débuter, sont l’occasion d’une incroyable crise d’hystérie anti-vaccinale. Folie d’ailleurs relayer par le corps médical (ou ce que la corporation journalistique nous présente comme telle). La qualité du débat est tombé si bas que le petit rédacteur en chef d’une petite antenne locale d’un média national se doit de trouver la voie discordante, ou supposée telle : celle ou celui qui ne se fera pas vacciner, parce qu’il sait – c’est la copine du fils de la concierge qui lui a dit – que le vaccin est très dangereux : il aura une grosse rougeur, un peu de douleur et quelques dixième de degré de fièvre. Mais l’adjuvant, c’est terrible. On ne sait pas trop ce que c’est mais toute le monde le dit, c’est très dangereux.

Comme pour le passage de l’an mil, on voit donc la rumeur, la peur grotesque des crétins enfler jusqu’à tuer tout raisonnement, tout esprit critique. Sans doute, certains supporteront très mal ce remède, plusieurs, peut-être en mourront. C’est très triste, regrettable mais c’est ainsi, c’est la loi des statistiques et des grands nombres. Faut-il laisser le virus se propager à tout berzingue pour notre petit confort ? Certainement pas. On a le droit, bien entendu, d’être contre la vaccination, pour des raisons personnelles. Mais on n’a pas le droit de mettre la vie des autres en danger (le premier axiome de la liberté, non ?). Je remarque, d’ailleurs, que celles et ceux qui hurlent aujourd’hui sont les premiers à donner les bonnes leçons de morale sur les comportements à tenir en telle ou telle occasion, champions de la prophylaxie, des dépistages préventifs et des fameux (et justes) combats contre les conduites à risque. Mais la leur, au non jamais !

Sur le fond, combien avons-nous vus de reportages sur le mode d’action d’un virus ? Sa méthode de fabrication ? Du nombre de maladie qu’on a pu éradiquer ou, au moins, dont on a pu freiner la propagation et combattre les terribles conséquences grâce à la vaccination. Très peu. Le niveau d’éducation scientifique (ne parlons même pas des connaissances) est tombé si bas (malgré le fameux slogan au positivisme implacable du niveau qui monte) que c’est maintenant presque impossible de faire passer un message de façon sereine et raisonnable (au moins, raisonnée). Un jour, Le zapping permanent et le culte de l’égoïsme nous emmènerons tous dans la tombe.

18 septembre 2009

Le maire au maillot...

Demain, remise d’abonnements MC2 aux bénévoles et animateurs d’associations culturelles dans les quartiers ?

[Courte note dédiée à Monsieur Georges G., en respectueux hommage]

09 avril 2009

Tout tombe

La guerre civile. Tout le monde l’attend, beaucoup la souhaite. J’ai un peu de mal à voir si elle adviendra mais rien n’est impossible. Par un curieux retournement de sens, c’est maintenant de la faute des policiers si un hôtel a brûlé à Strasbourg, lors de la toute pacifique manifestation des casseurs, tous officiellement réunis contre le sommet de l’OTAN, en réalité venus montrer leur haine de la société toute entière. Même le maire – un socialiste, on l’excuse - trouve que l’Etat - donc le gentil contribuable, cette vache à lait – devrait payer pour les destructions opérées par quelques centaines de voyous. Lorsque les CRS font régner un ensemble d’ordre, on parle de violences policières. Lorsqu’ils ne font rien – peut-être sur ordre, pour mieux montrer à la majorité silencieuse des Français qui sont ces petits européens encagoulés et armés de barre de fer – on les accuse de ne pas faire leur travail. Il faudrait, d’ailleurs, revoir un peu la stratégie de lutte contre ces bandes très organisées car elle ne semble pas donner beaucoup de résultats (malgré l’échange de fichiers entre les polices, les petits pacifistes belliqueux voyagent dans la vieille Europe comme si de rien n’était). Mais au plus haut niveau, on a peur de la bavure : qu’un petit fils de bourgeois réfugié dans le Limousin, ami des philosophes de la contestation, se prenne un mauvais coup sur le crâne et ce serait la grande révolution en France (une révolution médiatique, au moins).

Déjà qu’il y en a un dans les geôles de la République dont on peine, visiblement, à prouver la culpabilité malgré ses virées nocturnes près des lignes de TGV. Bon à ce qu’il dit, il faisait l’amour dans les bois avec sa copine (« un moment intime »). C’était une envie un peu pressante, ça arrive à tout le monde. Mais c’est mal tombé, ce n’était pas trop loin d’une ligne TGV et il était bien surveillé. Mais ce n’est pas lui, peut-être, bien que les actes de vandalismes aient mystérieusement cessé depuis son arrestation… Mais ça ne prouve pas sa culpabilité, j’en conviens. Que tout tombe, y compris les investigations policières et des procédures judiciaires, c’est un peu trop une évidence actuellement pour que cela ait besoin d’être à nouveau relevé. A tous niveaux, de la plus haute fonction au plus petit exécutant, nous avons ce que nous méritons, c'est-à-dire souvent la bassesse, l’incurie et la faiblesse. Jadis, un Français dans la force de l’âge, n’aurait pas eu besoin d’un blog pour décrire une situation calamiteuse ; il aurait tout fait pour rassembler quelques amis et convenir avec eux de changer la situation. Mais là aussi, tout tombe, et le dégoût et le laisser-faire seront peut-être un jour un amer souvenir lors de notre chute finale.

Il est très marquant de voir combien ces révolutionnaires du début de siècle n’assument pas leur actes, en tout cas pas sans mensonges ni forces cagoules ou foulards. Peut-être que cela est mu par une gentille paranoïa (contre « l’Etat policier ») mais que risquent t-ils vraiment, sauf à avoir peurs de leur propre violence ? Il y aura toujours un petit journaliste pour les défendre. Et qu’un seul d’entre de cette nécessaire corporation se saisisse du dossier, c’est la moitié du chemin vers la liberté de faite (en société médiatique maxima).

Tout change, en effet. Même la réalité, celle que l’on voit n’est pas la réalité. Il faut tout réécrire, on nous ment ! Un pacifiste, un vrai sans doute, selon les critères habituels (cheveux un peu longs, barbiche abandonnée, paupière lourde du cannabis consommé plus que de raison) ne trouvait pas si mauvais ces casseurs assoiffés d’en découdre. C’est bien là le problème, que les modérés aient les yeux assez embrumés pour ne pas voir au-delà. On remarquera, d’ailleurs, qu’un mouvement d’idées incapable de calmer et d’organiser ses éléments extrêmes est voué à l’échec. Tant mieux, pour une fois.

Derrière quelques beaux rêveurs – on souhaite tous être pacifistes, quelle belle idée ! – se cachent de drôles de zozos qui ont fini par croire ce qu’ils racontaient. Que l’OTAN soit là ? mais c’est bénédiction pour nous autres petits Pays, qui n’avons gardé que l’arrogance de notre ancienne puissance, incapables de créer une vraie défense européenne et de penser en groupe une vraie entité européenne (sinon pour l’économie). Que ferions-nous sans les Américains, sans leur technologie et sans leur force ? Serions-nous en train d’acheter actuellement la paie des braves avec Saddam Hussein contre deux ou trois gazages de kurdes irakiens ?

03 février 2009

Télé 2009

Dimanche, il y avait quelque chose de réjouissant qu’une chaîne comme Arte puisse consacrer une après-midi entière à la retransmission – même en différée – de quelques uns des concerts de la Folle journée de Nantes, consacrée cette année à Bach (enfin aux allemands autour de Bach). Les enregistrements n’étaient pas mauvais du tout, la réalisation plutôt sobre. Il fallait bien supporter les coupures (L. est folle de Gustav Hofer en étudiant mal rasé) et les jingles mais ne gâchons pas notre plaisir et réjouissons nous ! France musique consacrait également la journée à l’évènement, avec tout autant de bonheur pour l’auditeur. Réjouissons-nous !

L’audiovisuelle public a été dans la tourmente, en ce début d’année, surtout du fait des râleurs qui n’ont vu que des mauvais côté à la suppression de la publicité du début de soirée. Personnellement, je trouve que c’est une très bonne chose – qu’il faudrait étendre à toutes les heures d’écoute. Certes, la redevance va augmenter, et sans doute encore plus dans les années qui viennent. Le problème est que l’Etat (et donc les contribuables) n’ont pas les moyens de soutenir un nombre aussi considérable de chaînes. France 3, notamment, est trop proche de France 2 (qui est trop proche de TF1, mais c’est une autre histoire). Gardons la proximité et faisons en une vraie chaîne de proximité, arrêtons les redites et les terrains contigus avec France 5 qui, elle, lorgne souvent du côté d’Arte. On en rêve tous : une seule et belle chaîne culturelle, élitiste, curieuse, ouverte sur le savoir et la connaissance qui diffuse des films en V.O. (sous titrés, ne soyons pas maso). Hélas, le pouvoir – Sarkozy dirait l’actionnaire – dilue ses maigres moyens dans des canaux médiocres en flattant surtout les uns par rapport aux autres (France ô en est un excellent exemple). Le comble de la nullité, sur le service public, avait été atteint en début ou en fin d’année dernière ou deux grandes heures avaient été consacrées à Michel Drucker ; un Drucker hagiographique, un « Drucker par lui-même », complaisant à souhait, très nauséabond. Il est l’illustration même de l’intouchable, de celui qu’on n’est pas près de ne plus voir. Ma grand-mère adorait Drucker.

D’ailleurs, c’est une tendance lourde : ce complaire dans l’autocitation, voire le nombre d’émissions de décryptage des médias…par les médias. Il me semble que l’honnêteté professionnelle du corps médiatique devrait laisser cette lourde tache à d’autres qu’à eux. Ce décryptage est d’ailleurs très sélectif, il ne s’agit que d’évoquer quelques grosses stars du microcosme et surtout « leur actualité », les bruits de couloirs et de rapporter trois ragots qui sont souvent de l’intoxication (mais toute le monde y croit ou feint d’y croire). Ce faisant, cela donne beaucoup d’importance à des gens et des faits qui ne méritent pas tant. On regarde trop la télé !

19 janvier 2009

Résurrection

On a un peu de mal à comprendre pourquoi les Israéliens se sont arrêtés en si bon chemin à Gaza alors qu’ils tenaient les Hamassistes au bout de leur canon. Une fois plus, il n’y aura pas de vainqueurs et beaucoup de perdants. En ne prenant pas position pour interdire le futur trafic d’armes par les tunnels entre la Bande de Gaza et l’Egypte, les Israéliens se retrouveront dans quelques semaines au même point qu’il y a un mois. Et les petites roquettes Kassav (de plus en plus perfectionnées, grâce au grand frère Iranien) continueront de pleuvoir.

Reste que cette guerre éclaire, fondamentalement asymétrique (comme il faut dire maintenant lorsqu’un des belligérants est inférieur sur le plan des armes) restera comme magistrale, brutale et odieuse. Mais la faute à qui ? La faute au camp de la démocratie (où les dirigeants du pays sont élus et démis par les urnes) ou la faute au camp des barbus intégristes, antisémites et volontiers portés au coup d’Etat. D’ailleurs le plus grand échec d’Israël aura été de ne pas réussir à ouvrir un coin entre les fous de Dieu, et les modérés-réalistes au point que l’Autorité palestienne appelle aujourd’hui à un grand gouvernement d’intérêt national avec … le Hamas (après avoir été mis dehors manu militari par ces mêmes barbus) ! La martyrologie arabe, bien aidée en cela par nos utiles perfusions de nourritures et de médicaments, renait toujours de ses cendres, à la moindre alerte, pour masquer ses propres faiblesses et manquements. Un aparté, pour dire combien l’Union Européenne a tenu les Palestiniens à bout de bras dans un passé très récent, ce qui rend encore plus odieux les « Europe complice » qu’on lit ici ou là lors des manifestations de soutien en France. Où sont les pays arabes modérés et les rois du pétrole ? Où sont-ils marqués sur les banderoles de nos islamistes nationaux (alors qu’ils ont bien moins fait que nous) ? Ne feront-ils jamais un jour le travail qui leur incombe en premier : se défaire à tout jamais des fous et des cinglés de leur religion ? On voit bien que le problème local résonne avec de sourdes rivalités entre pays voire entre groupes d’une même religion et que ces rois fainéants assis sur leur trône de barils ont plus d’un intérêt au statu quo et à l’attentisme prudent.

Sur le plan médiatique, cette guerre aura été l’énième triomphe du bombardé face au démocrate et au camp de la Liberté. Rien à dire, les images et les mises en scène étaient parfaites, sans doute trop pour ne pas êtres vraies (loin de moi de nier l’existence de la mort de tous ces innocents).

En France, la messe était dite avant même que la guerre ne soit déclenchée. Le parti était pris d’avance : être du côté du pauvre-peuple-palestinien-si-sournoisement-agressé par le déluge de feu d’un peuple en avance d’un demi-siècle sur l’autre. La vieille antienne mille fois psalmodiée du journaliste engagé pour la veuve et l’orphelin. Rien à dire, la messe fut parfaite, sans un pli.  Et surtout, ne pas en douter car on vous expliquera en long, en large et en très grand travers que cette guerre fut couverte avec la plus grande justesse et le souci constant de ne jamais prendre parti pour l’un ou l’autre ! Bien voyons !

Pour la France, des enseignements sont à tirer. Le premier est la formidable mobilisation d’une communauté (ou peut-être même d’une religion) pour les Palestiniens. Il fallait les voir – comme je les ai vus encore ce samedi à G. – ces manifestants bien organisés venues avec femmes (voilées) et marmaille nombreuse scander leur haine d’Israël. Ils n’étaient pas seuls, quelques dames patronnesse de RESF étaient là aussi, avec leur pull en cachemire et le Télérama négligemment sortis de leur houppelande des toutes dernières collections de la CAMIF. Il y avait aussi tout ce que la gauche la plus ultra et nauséabonde pouvait compter, volontiers tiers-mondistes, prête à ramasser dans son grand sac toutes les haines du monde pourvues qu’elles puissent lui permettre de se hausser d’un petit cran (vers le grand soir). En face, peu de monde pour soutenir nos frères en Liberté.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Mettre sous tutelle internationale les Palestiniens aurait du être fait depuis des lustres en profitant de cette période de calme pour former une vraie élite palestienne qui ne soit pas pourrie par le clientélisme et la corruption. Le premier problème qu’on pourrait leur confier serait de trouver une solution à l’extraordinaire taux de fécondité qui est une bombe à retardement pour un tel pays, sans ressource et sans possibilité pour son avenir immédiat.

C’est maintenant impossible car aucun gouvernement occidental ne se risquera à mettre les troupes qui s’imposeraient face à des fous capables de se suicider pour leur cause, y compris chez nous, dans nos villes et dans nos métros. Compter sur un sursaut des états arabes ? Que feront-elles là-bas alors qu’elle bâillonne déjà sous un joug de fer leur propre peuple ? Rien à espérer dans ce sens là.

Arrivera peut-être un jour où les Israéliens les plus ultras iront faire exploser une bombe atomique au-dessus de l’Iran, ce qui allumerait bien sûr un brasier gigantesque. Il est donc de notre devoir, et plus que jamais, de tout faire pour que l’Iran n’ait jamais accès à la bombe car nous ne maitriserons ensuite plus rien.

24 novembre 2008

Ici de mille fards la traïson se déguise

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 Ici de mille fards la traïson se déguise,
Ici mille forfaits pullulent à foison,
Ici ne se punit l'homicide ou poison,
Et la richesse ici par usure est acquise

Ici les grands maisons viennent de bâtardise,
Ici ne se croit rien sans humaine raison,
Ici la volupté est toujours de saison,
Et d'autant plus y plaît que moins elle est permise.

Pense le demeurant. Si est-ce toutefois
Qu'on garde encore ici quelque forme de lois,
Et n'en est point du tout la justice bannie.

Ici le grand seigneur n'achète l'action,
Et pour priver autrui de sa possession
N'arme son mauvais droit de force et tyrannie.

(Du Bellay, Les Regrets, sonnet #127)

30 octobre 2008

Pour la suppression immédiate et définitive de la radio obligatoire pour tous dans les bus de la TAG (Transports de l’Agglomération Grenobloise).

Nous, utilisateurs réguliers et irréguliers de la TAG, avons constaté que depuis plusieurs mois la radio France Bleue Isère était diffusée dans tous les bus de la Compagnie.

 

Nous lui rappelons que son offre de service n’est que de nous transporter d’un point A à un point B en veillant  i) à notre sécurité, ii) au respect des horaires de desserte (ponctualité), iii) aux temps de parcours. La diffusion de la radio ne fait en aucun parti du besoin (et encore moins du désir) des utilisateurs. Nous réclamons donc sa suppression sine die, complète et définitive sans qu’il soit nécessaire, à chaque voyage, de manifester son désaccord auprès du chauffeur qui, dans la plupart des cas, éteint purement et simplement le poste de radio sans faire d’histoire (encore heureux…).

 

La situation actuelle conduit à des moments ubuesques où France Bleue Isère est diffusée à tue-tête dans le bus (bien qu’elle soit généralement inaudible dès que le véhicule roule : bruits aérodynamiques, de carrosserie, quand ce n’est pas tout l’intérieur du bus qui vibre à l’unisson) alors que la moitié, au moins, des passagers écoute un téléphone portable et/ou un diffuseur de musique encodée en mp3, quelque fois, d’ailleurs, en faisant « « « profiter » » » l’ensemble des occupants du bus. Bien souvent, le chauffeur est lui-même connecté à une autre fréquence via une discrète oreillette quand ce n’est pas un simple poste de radio posé près de son volant, ajoutant ainsi à la cacophonie ambiante. Cette situation nuit gravement aux autres occupants en ne leur permettant pas de lire, de rêver ou d’avoir l’esprit et l’âme en repos. Les bus, comme tous les lieux de séjours partagés sans accointances particulières entre les personnes présentes, doivent rester des places où le silence est maître, où les conversations doivent se faire à voix basse en ayant, à chaque instant, le souci et l'obligation de ne pas imposer ses musiques et ses humeurs à ses voisins.

 

D’autre part, les programmes de France Bleue Isère sont d’une médiocrité sans nom, d’ailleurs indigne d’une chaîne du réseau d’Etat, où les faits divers, le sport et les chansons de variétés sont le fond de commerce principal. La diffusion d’un tel canal va à l’encontre de la nécessaire édification culturelle du Peuple, à l’heure où celui-ci est déjà trop souvent l’objet et la victime du divertissement débilitant, à toutes heures et en tous lieux.

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