18 juillet 2008

Boycottons !

Pour la énième année de suite - sans compter celles où rien ne fut révélé- le Tour de France est taché de coureurs dopés. Les organisateurs crient victoire, puisque, selon eux, c’est la preuve que les contrôles sont efficaces… éternels dilemmes entre le verre à moitié plein et le verre à moitié vide. Sur la radio d’Etat (France Info) on a trouvé un expert-consultant de poids : Richard Virenque qui, il y a dix ans, s’est brillamment illustré dans la première affaire connue de dopage. Remettre sur le devant de la scène de misérables tricheurs, est-ce bien là le rôle d’un média du Service Public, est-ce dans le cahier des charges, comme on dit ? Et quel intérêt pour des entreprises privées de s’associer à une course funeste où chaque coup de pédales un peu appuyé est sujet à caution. C’est sûr, ma prochaine chaudière à gaz ne sera pas une Saunier-Duval, boycottons ceux qui supportent les menteurs ! Et toujours ces foules denses sur le bord des routes, malgré le désarroi et la désapprobation de façade. Mais ce n’est plus le cyclisme qui les intéresse, c’est le gadget publicitaire déversé à la tonne le long du parcours : à une  goinfrerie honteuse de victoire et de domination (quelqu’en soit le prix) répond une goinfrerie de possession d’objet commerciaux bas de gamme. On vit décidemment une époque formidable !

10 juillet 2008

500

Dimanche soir, alors que nous écoutions – plus que nous regardions –  entre le fromage et la poire, la huitième symphonie de Mahler diffusée sur Arte, je me demandais ce qu’était, en définitive, une vie réussie. Tout cela était partie d’une courte discussion entre nous sur la vie utile qui, on en conviendra est assez éloignée de la vie réussie. C’est le propre de ce genre de musique (peut-être, même, de la musique allemande) d’emmener la rêverie au-delà du simple plaisir musicale. En écoutant Bruckner ou en baillant devant Wagner, l’esprit est suffisamment en ébullition pour diriger nos pensées vers un peu de profondeur. La vie réussie me semble tout à fait propre à soi, à ses aspirations personnelles et surtout, à sa capacité de gouverner un peu la barque folle sur le cours de la rivière. La vie utile implique peut-être d’attacher à la rive son canot de sauvetage et d’attraper les malheurs et les malheureux qui se noient dans le torrent furieux de la vie. Encore qu’on puisse être utile (ou au moins avoir une vie utile) sans avoir d’intervention directe sur le cours des choses. Toutes ces histoires impliquent aussi d’être arrivé à l’heure des bilans ; ce moment là, on l’espère toujours le plus loin possible.

Ce soir, rêvassant dans le bus qui me ramenait ici, alors que le chauffeur avait eu la bonne idée d’éteindre la radio qui, d’habitude à cette heure-là, gueule à tue-tête pour couvrir le bruit infernal de la climatisation, lancée à pleine puissance malgré le bon air du dehors, je me suis mis à penser combien il était difficile d’avoir une discussion à plusieurs. Je ne parle pas de la réunion de travail ni de son enfant naturel, le brainstorming, je parle de la discussion à bâtons-rompus entre amis ou, au moins, entre gens qui se connaissent, s’apprécient ou, du moins, ne se haïssent pas. Combien alors, il est difficile de remettre son égo dans sa poche, combien l’humour et l’ironie sont difficiles à manier et souvent mal compris, mal à propos. Mais c’est sans doute l’une des plus grandes satisfactions humaines – en tout cas parmi les miennes – d’arriver à ce point d’équilibre où les chosent se disent et se comprennent en phase. Lorsqu’on est deux, c’est toujours beaucoup plus dur, surtout lorsqu’on a envie d’être taciturne (ou bien que ce côté taiseux soit votre naturel). Néanmoins, j’ai toujours trouvé insupportable, le commensal peu bavard, celui « qui fait la gueule » comme on dit maintenant, très poliment d’ailleurs. On peut se taire et sourire, on peut se taire et intérioriser le discours qu’on reçoit et, bien souvent, on est mille fois plus attentif que le bavard invétéré. Combien, également, est redouté ce type insupportable du « moi, je » qui anesthésie tout volonté altruiste d’écouter, de comprendre, d’aimer. Car c’est bien de séduction qu’il s’agit. Il n’y a pas de séduction en amitié comme en amour (surtout en amour !) sans parole. La parole, son parcours, ses méandres, ses diverticules peuvent exercer tout autant que la manière de parler, de s’exprimer, une fascination absolue ou une répulsion totale.

Tout cela pour dire qu’hier soir, au Goût des autres, devant un bon rouge des bords de Loire, le moment avec les H., fut très bien.

21 avril 2008

Français

Aimé Césaire est mort la semaine dernière. Une grande cérémonie d’enterrement s’est tenue hier à Fort-de-France. Le ban et l’arrière-ban du monde politique ont fait le pèlerinage dans les Caraïbes. Les médias ont un slogan qui fait mouche : « le chantre de la négritude ». A la télévision, l’autre jour, on pouvait voir un homme interviewé à la portière de sa voiture, il disait : « Les Français ont le Panthéon, nous on a la Martinique comme Panthéon pour Césaire ». Un autre, très jeune, disait, les larmes aux yeux : « la race nègre à trouver son père ». Imaginez qu’un métropolitain tienne de tels propos, on en entendrait parler pendant huit jours. C’est l’émotion, justifiée sans doute, qui fait qu’on ne relève pas ce qui en temps normal est indicible. Tous ces mots, toutes ces petites phrases disent combien la question coloniale, le drame de l’esclavage, sont encore sensibles, combien la rage est encore aux cœurs des hommes, alors que l’abolition est effective depuis le 27 avril 1848 sur l’ensemble du territoire français, la Martinique étant française depuis 1635. D’un autre côté, on pourrait dire que c’est un peu étrange que les populations françaises de Caraïbes n’aient pas plus le sentiment de faire partie de la communauté nationale alors qu’elles n’ont directement pas à souffrir d’être françaises. Par exemple, les RMIstes dans les DOM représentaient, en 2006, 8,41% de la population contre 1,80% en métropole. Un article de l’Express de juillet 2004 rappelait le poids des habitants des D.O.M. et des Antillais en particulier, dans la fonction publique où, s’ils occupent les emplois les moins qualifiés (faute d’être diplômés), ils ont une réelle possibilité de travailler en dehors de leurs îles natales avec certains avantages, comme les congés bonifiés qui leur permettent de retourner régulièrement et pour une longue durée parmi les leurs. De nombreux métropolitains passent de très agréables vacances dans les Caraïbes et participent ainsi à la vie économique de territoires sans véritable ressource, etc. Mais tout ceci, apparemment, ne libère pas du poids du passé, aussi lointain et aussi peu vécu soit-il par ceux qui s’en plaignent sans cesse. Aimé Césaire n’a eu de cesse, si j’ai bien compris, d’agiter la négritude, l’héritage tragique de l’esclavage, comme un chiffon rouge qui, s’ils permettent à chacun de savoir d’où il vient, qui sont ses ancêtres (ce qui hautement estimable), ne participe pas sereinement à la vie ici et maintenant, en faisant de son histoire une richesse plutôt qu’une excuse qu’on agite devant chaque injustice. C’est d’autant plus troublant que ces populations sont depuis de longue date dans la mère patrie et que le malaise qui s’en échappe (ou que l’on croit percevoir) n’aide pas à l’intégration des immigrés d'autres origines et les plus récemment arrivés sur le sol français qui auront beau jeu d’agiter l’exemple caribéen pour dire combien les Français sont décidemment incapables d’accepter les étrangers en leur sein. 

16 mars 2008

Histoires d'Histoire

Mercredi 5 mars j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt le documentaire fleuve The war dont Arte diffuse les quatorze épisodes jusqu’au mois d’Avril. L’idée de lier les destins personnels à la grande Histoire (dans le sens de l’Histoire en train de s’écrire) n’est, me semble t-il, pas nouvelle en tant que telle. Mais choisir des villes moyennes (à l’échelle des Etats-Unis) et des hommes vivants en ces lieux pour suivre leur vie (et souvent raconter leur mort), à travers le témoignage de leurs proches ou de survivants participe au récit des évènements, tout autant que l’évocation d’un fait militaire ou d’une catastrophe. C’est lier l’histoire des hommes à celle de l’Humanité. Bien entendu, les récits sont souvent tragiques et bouleversants. Mais le choix du réalisateur n’est heureusement pas de sombrer dans le larmoyant. A chaque sacrifice, répond un fait d’armes, une défaite ou une demi-victoire. Pour celles et ceux qui n’ont pas la télévision, les diffusions sont visibles ici pendant sept jours.

Mercredi dernier, le génie du service public avait permis que deux documentaires (de qualité) soient diffusés en même temps, sur le même sujet (la seconde Guerre Mondiale). En effet, France 3 présentait en prime time un documentaire bouleversant sur la Shoah par balles, c’est-à-dire les massacres systématiques des juifs par les Einsatzgruppen nazis en Europe de l’Est (au fur et à mesure de l’avancée du front russe). Outre la révélation de l’ampleur des tueries, c’est tout un passé oublié (ou un passé qu’on s’est forcé d’oublier) qui remonte à la surface. Notamment, le documentaire montre bien comment la parole, le besoin de dire, des vieux paysans Ukrainiens qui ont jadis assisté aux massacres est important, malgré les années, malgré l’oubli et le peu d’intérêt officiel pour mettre à jour ces heures sombres.

Le dernier combattant Français de la première guerre mondiale est donc mort cette semaine. Le pauvre homme (un Italien, d’ailleurs d’une infinie reconnaissance envers notre Pays) est devenu un héros de circonstance. Sa mort servira à édifier les vivants, les jeunes générations dont je ne sais pas trop ce qu’elles peuvent savoir de cette guerre, de cette horrible boucherie. Un grand hommage national se prépare pour demain. Malheureusement, comme c’est une initiative du pouvoir en place (les volontés du mort étaient-elles celles-ci ?), l’hommage sera indéfiniment commenté, critiqué en bien ou en mal. Je ne sais pas ce qu’il en serait si notre Président avait à affronter une crise majeure. Est-ce que la cohésion nationale serait plus forte que les haines ?

11 mars 2008

a voté !

Après quelques moments de tergiversations, j’ai voté blanc au premier tour des élections municipales. Voter pour les enfants naturels de M. Carignon, c’était impossible, moralement. Voter pour M. Destot (où l’on trouve en bonne place, d’ailleurs, la représentante locale de SOS racisme, célèbre association apolitique, etc.), avec la triste affaire du stade, ce n’était pas concevable, malgré le développement des transports en commun. Le député-maire-président du ceci ou du cela est arrivé en tête – nettement - mais ses anciens amis Verts ont réussi un score honorable (plus de 15% des suffrages exprimés). Hélas, lui a joué l’ouverture, comme on dit, en allant piocher quelques sarkozo-centro-ex-carignognistes. Ce que nos amis bobos n’aiment pas (le recyclage, oui ! mais pas en politique). Voter Verts, c’était tout à fait impossible. Qu’on en juge : il y avait récemment dans le Petit Bulletin, une courte recension sur une réunion entre les candidats aux municipales et le public, organisée par un syndicat professionnel d’employés des « Arts vivants » (ça veut tout dire). La représentante des Verts (30 ans, professeurE de théâtre) n’a pas hésité à dire que le Cargo (aka MC2) était inutile et coûteux. Je pense, au contraire, que ce lieu est la dernière place pour une certaine culture qui, bien entendue, n’est pas celle des jongleurs de rues et des spectacles théâtraux subventionnés par la mairie. Qu’on ne s’y trompe pas, ces gens ont une haine farouche de tout ce qui est n’est pas de leur fait et de leur goût, surtout si cette culture vient du fond des âges. A quoi bon Luigi Nono puisque Manu Chao existe ? A quoi bon Stendhal puisque Marc Levy est parmi nous ? Et dire que cette dame est professeurE de théâtre ! Quelle envie de découvertes saura t’elle donner à ses élèves ? Muriel Robin ou Shakespeare ?

08 mars 2008

Aux femmes

« C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie servante de la concupiscence collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle l’homme se trouve vis-à-vis de lui-même ». (Karl Marx)

Cité par Lionel Bourg dans L’ombre nue, Journal juillet 1999-septembre 1999 (Cadex Editions, 2001), page 38.

04 mars 2008

Polyphonies (#?)

Je ne suis pas sûr que Gabrielle Hébert fût une très grande photographe. Un peu au dessus de Saint-Hilaire-de-la-Côte, nous avons vu les premières violettes de l’année. Le reportage s’intéresse à la réfection d’hymens. Les quatuors de Haydn, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Sur Arte, au même moment, il y avait ce document-fiction qui retraçait l’accident de deux alpinistes en Amérique du sud. Mais cette exposition – qui s’est terminée le 3 mars – était tout à fait intéressante, parce qu’on y voyait des vues de Rome sous la neige, entre autres, et du peintre avec ses modèles. En réalité, nous les avons sentis avant de les voir. Mais j’ai tout de même emprunté ce double DVD sur les Lyndsais, notamment parce que c’est un enregistrement testament. Donc, sans surprise, les plupart des opérations sont à la demande de jeunes maghrébines qui, prisent de remords, se rachètent une virginité (physique mais pas morale) grâce à un adroit coup de bistouri. La promenade fut merveilleuse sous un ciel de cirrus mais dans une grande douceur. Le malheureux s’est fracturé une jambe à cinq ou six milles mètres d’altitude. Pour faire bonne figure et ne pas « stigmatiser », une jeune chrétienne moyen-orientale était aussi parmi les patientes du chirurgien. Et plus j’écris ceci tout en écoutant le vent qui souffle dans la VMC et plus l’opus 20 de Haydn me plaît. Le peintre, vers 1890 n’est plus le jeune premier de l’autoportrait à dix-sept ans. Pour rester au soleil, nous avons pris la petite route – le chemin de la côte – qui va de St-Hilaire à Gillonnay. Après une nouvelle chute, son coéquipier est obligé de couper la corde qui les reliait, l’abandonnant ainsi à une mort certaine. Une jeune marocaine du Maroc, interviewée à ce sujet, disait ne pas comprendre le comportement des filles d’ici. Pourtant, les photos, surtout les petits formats présentés à l’étage ne sont pas rien du tout. Je n’aime pas trop, en général, les grimaces des premiers violons mais celles-ci sont plutôt réussies. Le génie humain, dans son ensemble, est étonnant : il est maintenant aisé de se faire greffer un petit hymen de culture, comme je l’ai lu, l’autre jour, sur le blog de Agnès Giard. Après de longs mois sans enregistrer les images en données brutes, je m’y suis remis récemment. Le gars tombe au fond d’une crevasse mais réussit, à force de courage et d’obstination, à remonter jusqu’à la surface du glacier. Le long du chemin, outre la vue sur la plaine de Bièvre, on peut observer quelques beaux spécimens de châtaigniers. Elles demandent un peu plus de traitements post-acquisition mais la dynamique est bien meilleure que sur celles enregistrées en JPEG qui, souvent, sont nettes mais ternes. A force de courage, le mourant se traîne jusqu’au camp de base où son ami avait déjà brulé ses affaires, ne croyant plus à son retour. D’ailleurs, derrières ces histoires se cachent souvent des drames et une réalité bien noire quant à la sexualité chez les filles d’immigrées. Au bout du chemin, on arrive à la petite chapelle Notre-Dame-du-Mont, face au château de Bressieux. Le troisième quatuor de l’opus 33 n’est pas mal du tout (sauf quelques agaceries mozartiennes). Il est sauvé, bien que son état soit très grave après tant de jours d’errances sur la moraine du glacier. Il y a peu d’éléments anciens visibles saut, peut-être, ce beau tétramorphe en molasse, hélas bien abimé. Le musée est toujours aussi beau ; c’est l’un des lieux les plus attachants du département. Au retour, nous avons croisé le taurillon 5094 qui avait décidé de mettre les pieds dans le plat. Le problème, en général, c’est la gestion du bruit du capteur ; on peut s’en sortir en passant en noir et blanc mais tout ne s’y prête pas. Le pire est que cette histoire est vraie et personne, depuis, n’est monté aussi haut sur cette montagne. Nous avions beaucoup de fierté à marcher quelques pas sur le G.R. 65 qui va de Genève au Puy. Par exemple, il y a à l’étage un parquet très dauphinois, splendide. Les malheureuses sont bien loin de pouvoir disposer de leur corps.

27 février 2008

Grandeur et misère de la classe politique

« Il serait peut-être temps de comprendre que vouloir exporter de toutes pièces nos régimes démocratiques est une démarche qui aboutit presque immanquablement à l’inverse du but recherché : le rejet de la greffe démocratique. » Hubert Védrine, dans Le temps de penser, émission de LCP-AN (cité dans le supplément TV & Radio du Monde daté du dimanche 24 février).

« Savez-vous ce qu’est la tecktonik ? Une danse et de la très bonne musique. » Michel Barnier, ce soir dans la Boîte à questions de Canal +.

19 février 2008

Belledonne en bannière

Comment ne pas voter socialiste avec un si beau sourire ?

 

15 février 2008

Pour que la flamme s’éteigne (II) !

Mauvais hasard du calendrier, c’est ce soir le match d’ouverture du Stade des Alpes qui balafre le seul poumon vert de Grenoble, le parc Paul Mistral. Officiellement, bien sûr, il a au contraire ouvert le chemin vers les berges de l’Isère. Quelle folie que ce monstre qui aura couté quatre-vingt dix millions d’euros à la Métro (donc à nous). Le devis initial était de quarante millions d’euros. On aura beau jeu de dire que c’est à cause de l’obstruction systématique des écologistes que la facture est aussi lourde (annulations du permis de construire, recours administratifs, etc.). Mais ce sont tout de même eux qui ont failli faire capoter le projet. Rendons leur hommage, pour une fois. Hélas, les gugusses, bobos en polaire et crasseux à chiens, qui se sont attachés dans les arbres en 2003 n’ont guère apporté de sérieux à cette juste cause. On pouvait se passer de stade à Grenoble (et dans toute son agglomération) mais quitte à le construire, autant le faire dans les « quartiers » de Saint-Martin d’Hères là ou se trouve son public naturel, plutôt qu’en pleine ville. Il faudra donc vivre avec. J’en suis triste car toujours nous aurons cette horreur sous les yeux (déjà qu’il faut se farcir la monstrueuse mairie … cadeau de J.O. de 1968). Michel Destot n’est pas un mauvais maire. De bonne chose ont été réalisées durant ses deux mandats, notamment pour le développement des transports en commun. Le moindre n’est pas de nous avoir évités, pour de nombreuses années, le retour de l’équipe Carignon ou de sa descendance locale, largement discréditée. Comme tous les socialistes, il est un peu aveuglé par ses idées, notamment sur le blanc-seing spontané qu’il donne « aux quartiers » et à leurs habitants en sortant bien facilement la ritournelle des pauvres gens horriblement discriminés, etc (vous savez, ceux qui se promènent en Nike dernier cri avec le Nokia N95 à la main). Néanmoins, j’ai bien des soucis pour me décider à voter pour lui aux prochaines élections, à cause de stade principalement et de l’hystérie sur les J.O. de 2018 en général. Il n’y aura pas de grande surprise ; tous les sondages le donnent largement gagnant face au jeune UMP Sans Nicolas qui porte mal son nom puisqu’il est dans l’ost du président, ce qui suffit, dans le climat actuel, à lui faire perdre la dernière de ses minces chances.

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