01 novembre 2006

Vercors sous la chaleur d'automne (2)

Départ matinal, samedi, vers le sud Vercors, par l’autoroute de Valence, que l’on quitte à Romans en fonçant droit vers les Monts du Matin et ce qui reste (et ce n’est pas rien) du château Pélafol, au-dessus du village (à revoir) de Barbières. Montée vers le col de Tourniol par une belle route en lacets, parmi un sous-bois en feu (quelques châtaigniers et bien plus de chênes verts). Arrêt au col, devant le monument à la mémoire de la catastrophe aérienne de 1989. Après nous y être arrêtés à l’été 2005, nous sommes repassés à Léoncel. La descente vers ce petit vallon calme est magnifique. Ensuite, c’est la remontée vers le col de la Bataille (laquelle ?) à travers la majestueuse forêt de conifères. Nous avons marqué l’arrêt, une nouvelle fois, devant ce formidable belvédère qui est peut-être parmi les plus beaux des Alpes. On est sur une mince bande de terre (enfin, de rochers) entre la vallée d’Omblèze qui, littéralement, tombe à nos pieds vers le sud, vers un tout autre pays, celui de la lavande et du soleil ininterrompu. Au nord, c’est encore la montagne et la non moins belle vallée de Bouvante. Nous nous garons un peu plus loin, à la maison forestière de la Gardiole (monument du maquis d’Ambel). S’offrirent à nous ensuite les 1200 hectares du domaine d’Ambel, propriété du conseil général de la Drôme. Ce plateau marque la limite sud du Vercors, comme le col du Rousset un peu plus à l’est. Nous en avons fait le tour dans la journée, en passant par la Tête de la Dame (1506m) et retour par les crêtes non sans avoir débusqué deux chamois broutant au bord des pâturages déserts. Au retour, on longe une zone réservée aux cerfs pour leur brame, parmi une immense forêt de Hêtres. L’hôtel de la forêt à Lente étant complet, nous nous sommes portés, avec grand bonheur, vers l’hôtel du col de la Machine. L’accueil est charmant, efficace et discret. On y dîne également très correctement et ceci depuis 1848 (la même famille tient le lieu depuis 6 générations). L’hôtel est construit au débouché de la vertigineuse route de Combe Laval, ouverte en 1894. Ce dimanche, promenade au-dessus de Saint-Martin-en-Vercors, dans les bois de l’Allier, vers le pas du même nom qui domine le ruisseau de la Vernaison qui coule entre petits et grand goulets. Ce fut une très facile randonnée, parmi les petits buis et la forêt (jeune) de hêtres. Au retour, arrêt à Saint-Martin pour le tilleul de « Sully », planté en 1597 et en assez belle forme. Lui fait face un vieil hôtel à demi-abandonné, signe de jours anciens où les gîtes chez l’habitant n’étaient pas encore à la mode.

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