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  • Histoire récente

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    Découvrir Bordeaux dans la nuit noire d’hiver est comme allumer un cierge au milieu des ténèbres. Plus que des décorations pour noël, la ville offre à son visiteur un art de l’illumination. L’effort est méritoire à l’époque ou le néon clignotant envahit tout, notamment les centres commerciaux que sont devenues les villes. Par un froid lundi soir, la cité était presque déserte, comme engourdie dans une maladie inhabituelle. Nous avons eu un peu de mal pour trouver à nous restaurer correctement. En échouant à la brasserie du musée, on est sûr de ne pas être allé dans le temple gastronomique de B. Enfin, nous étions au chaud.

    Après les deux heures de cours que j’ai donné à l’Université, je n’étais vraiment pas certain que le sujet puisse intéresser les étudiants. Un peu trop de regards vides, sans flamme. Le plus difficile est de supporter les yeux qui se ferment, les têtes qui chaloupent et les bâillements à peine refreinés. Je suppose que cela doit finir par être terriblement difficile pour ceux qui en ont fait leur profession.

    Triste semaine de noël à Paris, dans le froid et la brume sidérante. Point trop de joies (ni de peines d’ailleurs) mais le sentiment que le temps coule inexorablement. C’est d’ailleurs sa répétition à l’identique qui marque le mieux son cours. Je pourrais aussi rajouter un petit couplet sur le fait qu’on n’échappe pas à l’hérédité, aussi dommageable que ce soit. J’ai eu le temps de lire et donc de terminer la Tâche, livre remarquable qui traite de beaucoup des problèmes de la société américaine contemporaine (misère, racisme, hypocrisie générale en matière de sexe) en dressant un beau portrait des mœurs universitaires et du traumatisme de la guerre du Vietnam. Autre livre réjouissant, Les intellectuels au Moyen-âge de Jack Le Goff. C’est un ouvrage remarquable, très bien écrit, didactique et captivant. Il présente et résume toutes les grandes écoles de pensées, en mettant en avant la dette à l’Antiquité des penseurs de la société médiévale. L’auteur cite cette très belle maxime de Bernard de Chartres (mort en 1125) : « Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants. Nous voyons davantage et plus loin qu'eux, non parce que notre vue est plus aigüe ou notre taille plus haute, mais parce qu'ils nous portent en l'air et nous élèvent de toute leur hauteur gigantesque.» Les aficionados de google comprendront !

  • Navet aux nouilles

    Le Grand Appartement. Film de Pascal Thomas avec Laetitia Casta, Matthieu Amalric, Pierre Arditi etc.,

    Je me demanderai toujours, alors qu’il est si difficile de réunir de l’argent pour produire des films, comment ce Grand Appartement a réussi à voir le jour. C’est une énigme. Comment un film aussi mauvais a-t-il pu être financé ? Les grands argentiers du cinéma sont-ils devenus fous ? Tout, dans ce qu’il faut bien appeler le plus beau navet de la fin de l’année, dégouline de la plus vile morale du jour. L’intrigue, qui n’est, pour le réalisateur, qu’un prétexte pour doucettement nous asséner ses mortifiantes vérités (en résumé (complet) : mieux vaux être bohème (trop cool !) que salop de proprio) est si mince qu’au cours du film le réalisateur se perd, partant dans une autre direction pour revenir ensuite à sa mince idée initiale. Reste que ces deux heures livreront aux sociologues un cas d’étude de la bobologie, dans sa variante la plus historique, la grande famille très bohême. Dans ce film ultra manichéen (on se croirait presque dans un film de Ken Loach), tous les traits sont outrés, les personnages, pour la plupart, n’ont aucune espèce de profondeur psychologique. Ils sont leur propre caricature. Le rire, donc la décision, doit forcément être de leur coté. Il n’y a même pas d’autodérision. Je me demande comment un acteur de talent comme Matthieu Amalric peut aller se fourvoyer dans un tel plat de nouilles ! Le réalisateur, ou son scénariste, semble bien s’apercevoir que rien ne tient, qu’il faut épaissir un peu de temps en temps(*). S’en suit ainsi, une drôle de tirade (par Laetitia Casta) sur l’intérêt, pour une femme, de se laisser pousser les poils sous les bras ( !). Ce n’est pas tellement le propos qui cloche (c’est même une question sans doute essentielle et qui appellerait bien ici une prochaine note détaillée sur ce sujet complexe) mais la manière dont cela arrive dans le film. C’est posé là, on ne sait trop pourquoi. C’est à peu près la même chose pour l’histoire de couple entre Matthieu Amalric et Laetitia Casta (il l’aime mais il la trompe mais happy end face à la dune du Pilat). Du Grand Appartement, on ne retiendra qu’une très belle vue de Florence. Ce n’est pas beaucoup pour un scénario à peine digne d’un théâtre de boulevard.

    (*) Aurélien Férenczi écrit dans le Télérama de cette semaine : « La colonne vertébrale du récit est fragile, mais toute la chair autour est cocasse, surprenante ou profonde… ».

  • The end

    A l’heure où Diam’s vend 800.000 CD par an, il n’est peut-être pas superflu de noter ici que James Brown est mort. Bien que je n’en sois pas fou, il me semble avoir apporté dix fois plus à l’histoire de la musique que ses rejetons (revendiqués ou non) nourriront l’accroissement de l’art musical, en général, dans le registre du divertissement, sous-chapitre pop-rock-soul-funk-etc.… Cet homme d’Augusta, Géorgie, avait un génie, un art de la scène et du rythme à revendre. Tout ce qui allait avec aussi (alcool, drogues et pépées). Du coup, cette affiche n'annonce qu'un non évènement :

     

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  • civet de lapin

    Le civet ne se conçoit que de lièvre. Hélas, faute de grives, on mange des merles. La recette n’est pas vraiment compliquée. Elle demande simplement un peu de concentration et le respect de quelques règles simples. Le civet appelle la marinade, qu’il faut préparer soigneusement. Sa qualité donne le goût et l’arôme du plat. Il faut donc laisser la viande baigner dans le vin rouge (de bonne qualité), parfumé d’un bon bouquet garni, d’épices (coriandre, clous de girofles). Cette fois-ci, j’y ai inclus également les éléments connexes du plat, à savoir quelques carottes coupées en bâtonnets, quelques fines tranches de navets, quelques feuilles de poireaux. Une nuit de trempage minimum. Une journée sera encore mieux. Le lendemain, il faut délicatement séparer la viande de son jus et de la garniture. Il est également important d’éponger soigneusement les morceaux avant de les faire revenir dans un mélange de beurre et d’une cuillère d’huile d’olive. Portez à coloration sur feu vif, en tournant régulièrement sur toutes les faces. Laissez ensuite la viande se détendre en la laissant sur une assiette froide, le temps de faire revenir les légumes de la marinade dans le jus de la viande. Ajouter à ces légumes les champignons de Paris et les lardons. Remuez énergiquement pour que les sucs de cuisson diffusent dans les légumes. Lorsque les légumes commencent à rendre de l’eau, arrêtez le feu et égouttez-les soigneusement en laissant leur jus dans le plat. Farinez les morceaux de lapin et faites revenir avec ce second jus (en rajoutant un morceau de beurre). Faites saisir sur tous les côtés en vérifiant que la farine n’attache pas au fond du plat. Ajoutez ensuite les légumes revenus et la marinade (après avoir enlevé la moitié des clous de girofles et des graines de coriandre) et en aillant constituer un bouquet garni en récupérant les « « pelures » » de poireaux et une feuille de laurier, soigneusement liées les unes aux autres par du fil de cuisine. Couvrir le tout et laissez mijoter à feu très doux (c’est important) pendant environ deux heures (à moduler en fonction de la jeunesse/vieillesse du lapin). Lorsque la cuisson est terminée, séparez les légumes et la viande du jus. Placez les premiers dans un plat au four chaud (200°C). Remettre la marinade sur le feu en y ajoutant le foie de l’animal que l’on aura préalablement passé à la moulinette. Il est très dur de se procurer du sang de lapin (ou de porc). Si on n’en a pas, le foie fera la liaison et épaissira la sauce. Si on en a, c’est le moment de l’ajouter. Ajuster la densité du liquide avec de la maïzena. Attention, le réchauffage ne fera qu’épaissir la sauce. Il faut donc veiller à lui laisser une belle longueur pour ce premier service. Lorsque la sauce est prête, versez là sur le lapin et les légumes tenus au chaud. On peut servir le civet avec des pommes de terre à l’eau, des nouilles ou de la polenta. Cette fois-ci, nous l’avons dégusté avec une purée de céleri. Les arômes se marient très bien. N'oubliez pas que la qualité du plat dépendra de la qualité des produits. Il faut donc prendre un lapin jeune, aux chaires fermes et sans amas graisseux. Vérifiez les adiposités autour du coeur. Ils donnent un bon indice sur la sportivité de votre lapin ! A vous de jouer.

  • Tout fout le camp...

    Fin de semaine éprouvante. Elle marque, néanmoins, la fin de l’année pour les activités professionnelles. Ou presque : lundi et mardi, je serai à Bordeaux (clin d’œil à Charlotte, si elle me lit). C’était la période des thèses : les petits jeunes soutiennent tous en même temps à cette période de l’année. Encore un, aujourd’hui, qui a brillamment supporté les deux heures de questions lénifiantes des membres du jury…

    ZZ. En Algérie, c’est le délire. Toute la rue est sur les traces du footballeur aux pieds d’or. Une immense marée humaine accueille chaque déplacement de la star en Kabylie. Ces tristes images nous rappellent que la moitié (au moins) du pays est sans emploi (à moins que ceux que l’on voit au bord de la route aient tous pris une journée de congés pour suivre dans son déplacement le « bi-national », comme dit France 3). Mirage aux alouettes, les médias français pensent unanimement que c’est un bon exemple pour le peuple algérien et qu’il existe un monde meilleur incarné par le football et tout ce qui va avec : fric, succès, bagnoles de rêve, people, etc.

    Etat de la France. Michèle Alliot-Marie a eu cette phrase étonnante (et terrifiante), hier soir, lors d’un débat de l’UMP : « Qu’est-ce que l'image de la France ? La tour Eiffel et Jacques Chirac ! ». Et ben !

    Impôts. Johnny, l’homme de « culture » préféré de notre Président (et du dauphin, Nicolas Sarkozy) a décidé de ne plus payer ses impôts en France en partant s’installer à Gstaad, en Suisse. Peu nous en chaut, d’ailleurs, mais bon. Il faut bien dire ici un mot du mépris affiché de la nécessaire solidarité entre citoyens. Mépris qui visent notamment ceux qui gagnent juste assez pour être, chaque année, imposables. Ce sont ceux là-même qui supporteront le plus lourdement, l’année fiscale prochaine, la défaillance de l’ex-idole des jeunes. Si seulement cela pouvait lui faire vendre moins de disques !

    [A propos de disques, cette courte note fut écrite sous les hospices du Winterreise schubertien et de la b.o.f. "2046" de Wong Kar-Wai]

  • Queue de comète ?

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    Lyon, rue Victor Hugo, 2 décembre 2006

  • Ignoble

    Bien peu de réactions entendues, ce soir, à l’ignoble conférence sur la « réalité » de la Shoah organisée à Téhéran par Ahmadinejad et ses sbires. Au journal télévisé, cette information, dramatique et insoutenable, est détaillée bien après la visite de Zidane au « pays de ses parents » ou l’actualité people de nos présidentiables. Tranquillement, le relativisme nous guette. Le plus triste est que cela distille petit à petit dans la « rue arabe » (ou dans la « rue musulmane »), l’idée monstrueuse du négationnisme (« puisque les mollahs le disent, n’est-ce donc pas vrai ? », etc.). Cela arrive après le concours de caricatures du printemps dernier et les propos réitérés du président iranien visant à rayer Israël de la carte. Lire ici l’article du Monde. Ce n’est pas l’heure de perdre la mémoire et de baisser pudiquement les yeux vers nos pieds !

  • Oscillations (du climat et du reste)

    Noël ! Noël ? Je ne sais pas si c’est le récent voyage sous les tropiques, mais j’ai du mal à me sentir si proche, temporellement, de noël (pour ce qui est de l’intemporel, j’ai toujours été assez éloigné). La température extérieure n’active pas trop mes récepteurs. J’ai l’impression d’être au début de l’hiver. Depuis une petite semaine, nous avons de la neige et un peu de froid. Mais rien n’y fait. Je me sens de plus en plus étranger à cette grande fête de la consommation. J’ai l’impression que le délire consumériste devient de plus en prégnant. L’achat compulsif s’ancre profondément dans nos modes de vie. Il faut de plus en plus de courage et de force morale pour résister à ce grand cirque. Tout cela, bien entendu, ne remet pas en cause mon plaisir à offrir, tout spécialement à ceux qui me sont proches. Je deviens ainsi, moi aussi, un fidèle mouton du système. Mais comme je ne me vois pas me mettre à la pâte à modeler ni aux loisirs créatifs… Plus les années passent et plus je me vois offrir ce que j’aime. Il m’est donc très dur de résister aux livres. Chaque idée de cadeaux est malheureusement prétexte à d’interminables errances parmi les rayons de librairies où j’éprouve à peu près les mêmes sensations que lorsque je n’ai plus de chocolat. Une douce angoisse qui se meut en un léger désespoir de ne pas pouvoir acquérir tout cela. Et ce n’est pas vraiment/totalement un souci pécuniaire mais un simple problème (hélas insoluble) de place et, surtout, de temps pour lire. C’est vraiment de l’ordre du fétichisme le plus pur. Je devrai songer à me faire soigner pour ça aussi ! Mais n’est-ce pas Sartre qui disait que les livres les plus importants dans une bibliothèque sont ceux qu’on n’a pas lus ?

    Ségolène au Proche-Orient. Je recopie, ci-après, les propos d’Alain Finkielkraut lors de l’émission Ce soir ou jamais du 5 décembre. Il s’exprime à propos du voyage récent de Ségolène Royal et des propos qu’elle a tenus, tant au Liban qu’en Israël : « Je suis inquiet de ces oscillations et je me dis que tout ça n’est pas très habité… et Ségolène Royal, d’ailleurs, est un peu trop souriante pour être habitée. Je pense, quand je la vois, à un texte extraordinaire de Philippe Murray : « le sourire humain », un texte prémonitoire où il dit « je souris partout », tel est son slogan caché et son programme de gouvernement. Elle devrait sourire un peu moins et faire un peu plus attention ». A écouter ici, à partir de la trente-septième minute [toute l’émission est intéressante, notamment pour l’écoute de cette dame Houria je-ne-sais-plus-quoi qui tient des propos affligeants tout au long de l’émission]. Je me force à être indulgent avec S.R., surtout parce qu’elle représente une avancée de la représentation des femmes dans la vie politique – les propos sexistes qu’on entend ici ou là sont vraiment misérables, c’est également valable pour le pauvre François Hollande, déjà traité de « Monsieur pièces-jaunes », en référence à Bernadette Chirac. Mais tout de même, ses paroles semblent tellement gouvernées par des impératifs de communication, ses phrases si vides de sens. On a constamment l’impression qu’elle suit un stage intensif pour devenir Président de la République et que ses bévues font partie de l’apprentissage ; que le soir venu, ses coachs lui donnent les corrections pour le lendemain. Tout cela est un peu inquiétant. A moins que ce ne soit que de la façade et que sous l’écaille, les idées soient un peu plus affirmées. Nous verrons. Peut-être, également, que nous sommes devenus immensément exigeants et que nous réclamons que tout soit parfait (et il doit bien avoir autant de définitions du parfait que d’électeurs).

    Mode. Les bottes sont universellement à la mode cet hiver. On en voit partout et de toutes sortes : avec ou sans talon, à bouts pointus ou ronds, sévères ou délurées. Nos belles ont définitivement adopté ces hautes chausses. Mais la ballerine légère n’a pas dit son dernier mot, surtout si le redoux-à-cause-de-CO2 fait monter la température. Wait and see !

  • Le questionnaire à la c... (merci if !)

    1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4
    « Je me demande si le meilleur plaisir, avec F., n’est pas celui d’après le plaisir : quand ses mains, ses doigts, l’extrémité de ses doigts, vont et viennent sur tout mon corps, avec une science qui parait distraite, une négligente application » (Vigiles, Journal 1987 ; Renaud Camus)

    2. Sans vérifier, quelle heure est-il ? 7pm.

    3. Vérifiez gagné ! 

    4. Que portez-vous ? Un pull Woolmark.

    5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? Quelque chose au fond de moi.

    6. Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ? Le souffle de l’air dans la V.M.C.

    7. Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?  Ce matin, je suis sorti de moi. 

    8. Avez-vous rêvé cette nuit ? Probablement.

    9. Quand avez-vous ri la dernière fois ? Aujourd’hui.

    10. Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? Des photos et des tableaux. 

    11. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
    La paix intérieure. 

    12. Quel est le dernier film que vous ayez vu ? Lady Chatterley.

    13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Oui, le crépuscule. 

    14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?  Rien de bon !

    15. Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore. L’annulation de la composante à oméga de la force induite par les charges en regard est obtenue par l’application d’une tension continue. 

    16. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? L. 

    17. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? L.

    18. Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Non.  

    19. Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
    Ite missa est.  

    20. Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? Les épines des roses. 

    21. Aimez-vous danser ? Non. 

    22. Georges Bush ? Quarante troisième Président des États-Unis d’Amérique.

    23. Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? Le début de Macbeth de Roman Polanski, hier soir, sur Arte.

    24. Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Ceux qui en auront envie.