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Côte isèroise

Après l’avoir longtemps évoqué, nous avons enfin pu nous promener sur le plateau de Larina, à Hières-sur-Amby, à l’extrême nord du département de l’Isère, face au Rhône et au département de l’Ain, à une portée de vue de la centrale nucléaire du Bugey. Une belle randonnée consiste à effectuer le tour du plateau avant de visiter les fouilles mises à jour il y a une quinzaine d’années. Il s’agit d’une occupation de l’antiquité tardive et du haut moyen-âge, principalement sous la forme d’un habitat rural (villa romaine puis bâtiment en torchis) et d’une petite nécropole associée à une église des tous premiers temps chrétiens. On y voit des tombes entourées de lauzes. Toute cette partie du département, rattachée au canton de Crémieu, est connue pour les maisons fortes qui y subsistent encore de nos jours. Leur érection est à dater de l’époque des incessantes guerres delphino-savoyardes bien que la plupart soient assez tardives (XIVe) et furent profondément modifiées au cours des siècles suivants. La promenade nous a permis de découvrir l’altier nid d’aigle de Brotel sur une falaise du val d’Amby. Personnellement, mes préférés sont le château du Cingle à Verna et le château de Verna … à Verna. Ils sont tous les deux adossés à la belle falaise calcaire, appelée « côte » qui court face à l’immense plaine alluviale du Rhône. La vue, au couchant, court, par temps clair, de Lyon aux Dombes, et peut-être même au-delà. Au retour, nous nous sommes arrêtés à Crémieu, célèbre pour sa halle d’époque médiévale. Nous en avons profité pour visiter une nouvelle fois la ville, excellemment bien conservée mais peut-être un peu trop proprette. La belle porte des Augustins est intéressante, surtout ses vantaux de bois (XVIIe). Bu un délicieux chocolat chaud (cacao amer) au salon de thé L'Essentiel qui se veut également galerie d’art. Au retour, un extraordinaire cumulonimbus barre la route des Alpes. A Grenoble, c’est le déluge.

Commentaires

  • tous ces châteaux... ça me rappelle que j'ai un compte-rendu à terminer pour mon prof, les actes d'un colloque qui s'est tenu à Chambéry, sur les châtelains à la fin du Moyen âge. "De part et d'autre des Alpes", s'appelle-t-il. Engageant, non? il y a même une communication entière consacrée au Dauphiné...

  • Très engageant, en effet. Dans le Dauphiné, c'est un peu une spécialité locale (ça commence avec les "Chevaliers et paysans autour de l'an mil au lac de Paladru"et se termine avec les destructions du baron des Adrets pendant les guerres de religion). Ah que j'aurais aimé être historien !
    Bon courage pour le CR à votre professeur.
    D.

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