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Clafoutis aux cerises

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L’année 2007 ne sera pas un grand cru pour les cerises. Trop de ceci ou pas assez de cela. On ne sait pas. Celles de beau-papa sont notoirement plus petites que les années précédentes. Elles arrivent juste à maturité, malgré les belles chaleurs du mois de mai (actuellement, et depuis hier soir, c’est de nouveau l’hiver : neige à 1500 mètres). Bref, nous avons ramené une belle cagette des précieux fruits. Pour éviter la perte (inévitable et rapide, les petites joufflues rouges se fanent plus vite qu’un bouquet de roses), j’ai préparé un clafoutis.

Rien de plus facile que ce dessert. De la farine, à laquelle on ajoute des œufs battus en omelette, du sucre (pas trop ou beaucoup en fonction du murissement du fruit) et, une fois que la première pâte est formée, du lait. J’en ai mis un peu plus qu’indiqué, cela allège d’autant la liaison entre les cerises. Il est très important de faire saisir et cuire à four très chaud (240°C). Pour exalter un peu le goût, j’ai mis un petit filet de sirop de figue qui se marie très bien avec la cerise (ça change de l’éternelle cuillère de rhum ambré). Le clafoutis cuit très vite (30 à 35 minutes). Il faut sortir aussitôt et saupoudrer dessus du sucre (dans notre cas du sucre qui infuse depuis quelques mois dans la vanille ramenée de la Guadeloupe). On le sert froid (attention, il a tendance à durcir et à faire pâteux dans les réfrigérateurs trop froids) ou très légèrement tiède. Je pense qu’une petite Clairette de Die lui irait très bien.

Commentaires

  • et les cerises... vous les dénoyautez? chez moi, ça divise encore plus que l'affaire Dreyfus, le coup du dénoyautage...

  • Personnellement, je le préfèrerais tiède, si cela ne vous ennuie pas...

  • Pas de problème Didier, je vous en garde un morceau !

    Camille,
    Question difficile que vous posez là.
    Les intégristes les laissent (les fainéants aussi). Dans le cas présent, je n’ai pas pu les supprimer car les cerises étaient vraiment trop petites et je déteste le clafoutis de charpie de fruits. Je crois que la tradition culinaire veut qu’on conserve les noyaux car ils sont réputés donner du goût au gâteau (par une complexe réaction de torréfaction du noyau qui diffuse son arôme dans la pâte, à travers le fruit). Je n’y crois pas trop, ce n’est pas du tout rationnel (il faudrait voir les énergies d’activation thermique et la cinétique de carbonisation du noyau (bien entouré de matière organique riche en eau : la pulpe du fruit) dans des conditions de température assez basse et constante. Un recuit de type spike anneal serait sans doute mieux (bon là je délire ; c’est juste un clin d’œil pour mes collègues du labo qui connaissent le recuit spike).
    Du point de vue des conventions, il n’est peut-être pas judicieux de laisser les noyaux lorsqu’on reçoit (un peu comme la salade qu’il faut couper suffisamment pour que l’hôte n’est pas à le faire) parce qu’il n’est jamais très agréable/poli de sortir quelque chose de sa bouche devant des convives et de le placer sur le bord de son assiette. Enfin bon, dans le cadre amicalo-familiale, ça passe.
    Bref, je n’en sais rien. Ma môman a toujours enlevé les noyaux. Je reste donc attacher à cette coutume, par atavisme familial même si je m’autorise des exceptions (qui finissent par devenir la règle).
    Et chez vous ? Quels sont les arguments avancés de part et d’autre ?
    Bonne soirée/journée
    D.

  • sympa ta recette.tu es un chef en cuisine!
    bizs à vous.

  • bonsoir

    chez moi, la dichotomie se fait en fonction des feignants de la cuisine et des feignants de la dégustation.

    Les premiers n'ont pas que ça à faire, expliquent-ils, de dénoyauter les cerises, si vous n'êtes pas contents z'avez qu'à le faire vous-même. Les perfides se justifient également avec le coup de la torréfaction du noyau.

    les autres, les feignants de la dégustation, trouvent que ça n'est ni élégant ni pratique de devoir sortir son noyau. en plus, c'est une perte de temps incompressible, sauf à cracher directement dans son assiette, ce qui est tout à fait dégoûtant. De plus, Si vous avez un cousin un peu goinfre qui lorgne votre assiette, il faut pouvoir se protéger de ses assauts. En plus, j'ai tendance à penser qu'il est très dangereux de laisser les noyaux dans le clafoutis, parce qu'on risque de l'avaler, et on peut mourir asphyxié en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Si, Si, c'est vrai, je l'ai vu sur Arte.

    donc, le clafoutis sans noyaux, sinon un baba au rhum.

    (oulala, il est temps que j'aille pioncer là, je raconte vraiment n'importe quoi)

  • oui, vous avez raison. Le risque d'étouffement n'est pas à négliger. Surtout si on se met à parler la bouche pleine (de clafoutis).
    Bonne journée.
    D.

  • Ma mamie, elle a une super machine qui dénoyaute les cerises en deux temps et trois mouvements. C'est grandiose, une vraie libération pour la femme, quand je pense à ma mère et sa manie de la perfection qui passe des heures à dénoyauter les cerises pour faire d'énormes clafoutis qui ne passent pas la nuit...

  • ben décidément, on n'arrête pas le progrès. elle dénoyaute aussi les olive, ta machine, Elise? jdis ça parce que quand on fait des bricks chèvre-olive et que non seulement faut découper les olives, mais en plus les dénoyauter...

  • Ben faudrait essayer, je ne pense pas que ce soit très probant, étant donné que les noyaux des olives sont btrès accrochés à la chair du fruit... Sinon, elle marche aussi avec les prunes, la machinette! D'ailleurs, pour les olives, on peut les acheter sans noyaux!

  • oui, remarque, c'est ptet plus simple comme ça. enfin je retiens, pour noel, demander un dénoyauteur de cerises.

  • En effet, on arrête pas le progrès!
    D.

  • Camille, tu es une vraie femme accomplie. Je suis éblouie par ton sens ménager!

  • que veux-tu, il faut bien faire un peu semblant d'être un bon parti! déjà que ma grand mère trouve que je suis un peu trop intello pour faire la femme idéale...

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