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Le voile de la mariée

Plus de peur que de mal : le mariage ne fut pas trop pénible. Le cadre était vraiment sublime (j’y reviendrai), le temps tout à fait agréable. Bon, nous nous sommes tout de même un peu ennuyés mais modérément. Le plus long, comme toujours, est le moment où l’on a plus rien à dire à ses interlocuteurs, que la conversation tourne à vide (« quel beau temps, quelle chance pour ce vin d’honneur vraiment très réussi ! Etc.). Ces instants là sont affreux, car il faut sans cesse réalimenter la parole et vraiment parler pour ne rien dire. Égoïstement, je rêve toujours d’un dialogue serein et divers où les gens s’écoutent (ou plutôt s’entendent), se répondent intelligemment où le jeu du dialogue policé dérive vers la rigolade contenue, etc. Malheureusement, même en dehors de ces cérémonies obligée, il est bien rare d’arriver à ce point de plaisir partagé (je parle pour moi). Il faut dire également qu’à part la mariée et sa très proche famille, nous ne connaissions personne. Les convives étaient surtout recrutés parmi les élèves ingénieurs que l’un et l’autre des impétrants ont bien connus durant leurs études. Le milieu était donc la middle class aisée, dont la majorité de Suisses et de Suissesses. C’était sans doute le moment de brise la glace vive et de renverser son verre de vin sur le chemisier immaculée de sa jeune voisine, histoire de …

Bon, la cérémonie (civile) du mariage était conduite par une dame officier d’état civil à la mode Suisse, employée du Canton ou de l’administration fédérale, absolument stressée par cette fonction solennelle. J’ai crains le pire au moment où fut lu un passage de Jacques Salomé, ce gourou du mal être moderne et de tous les ouvre-boites psycho-comportementaux de notre temps (si vous ne connaissez pas, allez dans n’importe quelle Fnac, ses saints-écrits sont en tête de gondole toute l’année). Les mariés avaient l’air d’apprécier (étonnant après avoir placée une citation de Kierkegaard sur le faire-part du mariage…), tout était donc pour le mieux. Sinon, les détails de la cérémonie sont à peu près ceux en vigueur en France (l’écharpe tricolore en moins). Le mariage devant Dieu aura lieu ultérieurement, outre-mer (je ne peux pas en dire trop, je vais finir par me faire repérer).

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