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Romantisme lacustre

Nous avons donc profité du mariage en Suisse pour parcourir quelques lieux inconnus. Plutôt que de prendre la route directe par le pays de Gex, nous avons remonté à rebrousse-poil le Jura français en parcourant de bout en bout la très sauvage vallée de la Valserine. C’est un long cordon de prés et de forêts ; la route est presque droite et chemine longuement à mi hauteur jusqu’à Lelex et Mijoux (mais si). Au col de la Faucille, la vue est immense. Le Mont-Blanc paraît tout proche (la perspective est trompeuse) et toute la partie sud du lac Léman est visible (et au-delà encore). A Divonne-les-Bains, la vie semble endormie (Casino oblige). Il y avait tout de même une très belle fenêtre que j’ajoute à ma collection. Nous avons eu le temps de visiter le château de Coppet (en Suisse, donc) qui est une petite merveille, surtout par ce qu’il représente dans l’histoire des Lumières (ou du début du XIXe siècle). Il a été acheté par banquier genevois Necker, futur ministre de Louis XVI. Sa fille, Madame de Staël, est au moins aussi célèbre que son père. Elle a été exilée par Napoléon. Nombreux furent ceux qui vinrent dans ce château, comme Madame Récamier, maitresse de Châteaubriant. Les propriétaires actuels descendent (par les femmes) de Madame de Staël. Ils sont d’'Haussonville et alliés à la famille de Broglie (celle qui donna le physicien, académicien et prix Nobel (1929) Louis de Broglie). Le château est une bâtisse du XVIIe siècle sur une vieille maison forte détruite par les Bernois lors de leur guerre contre les Vaudois. Le lieu est très beau (j’aime beaucoup les toits). Je n’aime pas beaucoup la couleur du crépi (qui tend au rosé) mais j’adore le principe de la double cour (cour d’honneur / cour privée). Personnellement, les communs, notamment la belle écurie, me suffiraient amplement. L’intérieur du château se visite, guidé par de charmantes et très érudites dames. Les nombreuses pièces regorgent de souvenirs, tableaux, mobiliers de maitres et autres tapisseries. Il y a un beau portrait de Rousseau (en arménien). Madame de Staël l’aimait beaucoup. Un peu en contrebas du château, il est possible de se rendre jusqu’aux rives du lac, à l’embarcadère des navettes fluviales, d’où la vue est immense, calme et reposante, jusqu’au jet d’eau de Genève, et au-delà vers la montagne du Salève.

Commentaires

  • Oui, oui, bon, c'est bien gentil, tout ça... Mais le mariage lui-même : c'était comment ? C'est ça qu'on a envie de savoir, quoi ! (Enfin, moi, en tout cas... Faites un effort, merde...)

  • le crépi est en effet très "saumon pas frais"... quand je pense tout de même que j'ai vécu un mois en Suisse et que je n'ai pas pu aller à Coppet (pas d'autres moyens de transport que le train et mes pieds)!

    enfin comme d'hab', vos photos sont superbes. de l'invitation au voyage...

  • > Didier, c'est deux notes en-dessous de celle-ci.
    > Camille, pourtant Coppet est sur la ligne de train Lausanne-Genève (enfin, je crois).

  • oui, mais pas pratique d'accès à pied...

  • Mais le portrait bleu, est-ce l'original ingresque? J'adore! Avec le piano en dessous, on y installerait bien le bel Alexandre; et on y vivrait comme dans un rêve.

  • Et non, c'est une très belle réplique: "Un très beau portrait de Louise de Broglie, comtesse d'Haussonville (petite-fille de Mme de Staël), réplique de celui par Ingres, surmonte un piano de l'époque, car elle avait été une des élèves de Chopin." (site internet du château de Coppet).
    Ce un rêve devenu réalité, le pied (comme on dit, je crois).
    D.

  • Oh oui, the foot.

    Je veux le même! (le tableau, pas Alexandre!) Quoique... Bon, les deux!

    Bonne soirée!

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