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Visions du monde

Certaines images sont dures à supporter. La vision du pauvre Rocard sur son lit d’hôpital en est une. Il y a vingt ans, ce genre d’interview postopératoire n’aurait pas eu lieu. Je trouve choquant de voir un homme abattu par la maladie, le crâne rasé, se prêter aux petits jeux malsains des journalistes (locaux ou occidentaux, peu importe). Il ne manquait que le petit baiser de sa femme avec gros plan et caméra tremblante. Le malheureux est sans doute trop affaibli (ou trop heureux de s’en être sorti à si bon compte) pour refuser cette mascarade. Et bien entendu, plan média oblige, le Président Sarkozy a bien faire savoir qu’il avait été le premier à prendre des nouvelles du patient. Indéfiniment, cet acte est rappelé par les médias, lui faisant ainsi une publicité bienvenue, attendue sans doute par les gourous de la rue Saint-honoré. En ce faisant, ils suivent l’illustre exemple de Paris Hilton, personne la plus insignifiante qui soit mais dont le récent séjour en prison à soulever des torrents de lignes, de paroles jusqu’au Monde qui en fait un des gros titre de son site sur internet. D’ailleurs, je me rends compte que je suis moi-même tombé dans le piège.

Autre image, de pure propagande, qui a fait le tour du monde (elle aussi, un autre visage de la diabolique mondialisation) : la libération du journaliste Alan Johnston par les troupes du Hamas, mouvement terroriste qui a pris le contrôle de la bande de Gaza. Il y a quelques chose d’irréel de voir le premier ministre Ismaïl Haniyeh paradé à côté du fraîchement libre journaliste. Et celui-ci est obligé de se prêter à toutes ces cérémonies, à ces remerciements obligés. Charles Enderlin, sur France 2, avait bien raison de dire, au journal de ce soir, que l’un de ses ravisseurs paradait devant la résidence du premier ministre alors que le journaliste remerciait son « libérateur ». Bien entendu, le ravisseur ne sera pas inquiété puisqu’il n’y a aucune loi (ni d’Etat de droit) dans ce capharnaüm, sinon celle des armes et de la folie au nom de leur Dieu.

Le Royaume-Uni (et l’Australie maintenant) découvrent que les terroristes islamiques poseurs de bombes à clous ne sont plus les petites frappes des lointaines banlieues mais des médecins, bien intégrés, reconnus, aimés de leur patient. Ce renversement est vertigineux et augure mal de la suite.

Heureusement que le monde libre a encore des arc-en-ciel comme celui-ci.

Commentaires

  • Arf, coupez la télévision D. vous vivrez en paix.

  • Oui, mais pour la paix intérieure ?
    D.

  • Priez!

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