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Lire dans les chaumes

Les blés étaient bien couchés et les chaumes très odorantes, comme toujours à cette époque de l’année. Temps mi-figue mi-raisin mais beaux nuages sur les étendues jaunies par le soleil (un peu), la pluie (sans doute) et le temps qui passe (surtout). Une semaine à ne rien faire (c'est-à-dire à « décompresser » comme il est écrit dans Psychologies). J’ai profité de ce long cheminement d’heures pour lire et tenter de combler le retard ce domaine (autant essayer de remplir un fût percé). Dans le train, j’ai lu un roman de gare, Le Maître de Plieux, dans la collection Brigade Mondaine présenté par Gérard de Villiers. L’auteur est Michel Brice. C’est un excellent petit livre, qui se lit vite, d’un œil et à deux mains. Il mêle une fiction avec des lieux et des personnages réels. Le cocktail des deux univers (le château d’un producteur de la télevision vs le château d’un écrivain) est très réussi. L’humour est acide, les personnages en bon accord avec la psychologie des lecteurs (habitués à la série) du livre. On rit, quelques fois, surtout au second degré. Le personnage de Chloé Lableux m’a semblé très travaillé, tout à fait passionnant et passionné. La très féminophile Géraldine Hébert est elle aussi tout à fait touchante. On lui souhaite une longue et heureuse carrière à la Mondaine ; peut-être qu’une suite au Maître de Plieux sera bientôt donnée au public…

Autre lecture, dans le genre musical cette fois-ci, le Bach, une vie de David Morroney (Actes Sud / Créa, 2000). Excellent résumé de la vie du cantor de Leipzig mais avec très peu d’ouverture sur l’œuvre musicale. Ce parti pris est sans doute lié à la place allouée au biographe mais, lorsqu’il est musicien comme D.M., on aimerait lire des lignes moins factuelles. Dommage.

J’ai également bien entamé le tome dix-sept des Mémoires de Saint-Simon (Ramsay). C’est un excellent volume qui couvre les années 1720-1721 : le triomphe du cardinal Dubois, la mollesse du Régent, la banqueroute de Law, etc. Ces données rafraîchies m’ont permis de frimer auprès de L., hier soir, alors que nous regardions Que la fête commence, le film de Bertrand Tavernier avec Noiret, Rochefort et Marielle.

Très sages achats de livre à Paris :

La photographie et le rêve américain, 1840-1940 (Marval).

L’improbable et autres essais, Yves Bonnefoy (idées/Gallimard).

Le sentiment de la langue (I & II), Richard Millet (Champ Vallon).

Photographies de Tahiti : 1880-1890, Charles-Georges Spitz ; 1932, Roger Parry (Ministère de la Culture de la Polynésie française/ Musée de Tahiti).

L’utopie photographique, regard sur la collection de la Société française de photographie (Le point du jour).

Passion and precision, photographs from the collection of Margaret W. Weston (Monterey Museum of art).

Quelques uns de ces livres achetés chez le bouquiniste Mona Lisait, rue Saint-Martin (à l’angle de la rue de Rivoli) où il y a quelques affaires intéressantes.

Commentaires

  • Eh bien dites ! Passer sans transition de Michel Brice à Saint-Simon, c'est ce qui s'appelle un grand écart extrême : gare au claquage !

  • Bah, avec quelques assouplissements, ça passe sans problème !
    Bonne continuation.
    D.

  • Quelle culture cher D.!

  • :) j'ai oublié il y a un sourire avec.

  • Le bon lecteur n'a pas peur des pirouettes, il les recherche même!

  • Personnellement, j'adore les pirouettes en double-salto arrière !
    :)
    D;

  • Et moi donc! Sur le plongeoir le plus périlleux, il va sans dire...

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