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31 août 2007
Histoire de cake (II)
Variante de cette recette : un cake aux anchois et aux olives noires. Vraiment très bien (dommage que la salade n’ait pas tenu le coup jusqu’à la dégustation).
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30 août 2007
Ciel clair
Comme prévue, la soirée a été des plus agitée, sous une énorme bourrasque qui fonçait vers nous à grande vitesse. Il y eut énormément d’éclairs intra-nuageux, et quelques uns ont touchés terre, comme celui-ci. Peu après, la grêle a été assez forte. Les fleurs du balcon sont hachées menu mais elles repousseront d’ici peu. D’autres n’ont pas eu cette chance…
19:15 Publié dans Cieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29 août 2007
Nuit agitée

21:47 Publié dans Cieux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Il mouille sa chemise pour nous !

"Claire Chazal, je ne veux plus de pitbulls pédophiles qui raquettent de pauvres gens sous prétexte que la BCE ne veut pas baisser son taux directeur !"
[Image capturée dans un reportage de TF1 lors du déplacement de notre Président en Corse, hier (où il faisait apparemment très chaud)]
21:12 Publié dans Elections 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28 août 2007
Couleur jaune-orangé
Curry de poulet. Recette librement inspirée de rien du tout. Découpez en morceaux des escalopes de volailles (poulet fermier, dinde libre des prés ou tout autre volatil bien en chair). Dans un récipient, mélangez la viande, un yaourt, un oignon frais coupé en rondelles. Citronnez abondamment (la clé du succès), ajoutez une cuillère à soupe d’huile d’olive, du curry (beaucoup) du cumin (un peu), du gingembre (itou), de la muscade (modérément), quelques graines de coriandre et herbes à roussir (si vous êtes allés récemment aux Antilles…). Laissez le tout au réfrigérateur une heure minimum ; trois ou quatre seraient mieux. Faites ensuite revenir la viande dans du beurre mélangé en équivalence volumique à de d’huile d’olive (à peu près). Ne vous inquiétez pas si de la « marinade » reste accrochée à la viande. Insistez tout de même un peu pour faire dorer puis rajouter le reste de la sauce à laquelle vous additionnerez un cube de bouillon de poule dissous préalablement dans un grand verre d’eau chaude. Couvrez. Portez à ébullition et baissez ensuite le feu (« y faut que ça mijote »). Le tout cuit très vite (« ça dépend de la taille des morceaux de volaille »). Avant de servir, brassez vigoureusement la sauce pour dissoudre définitivement les protéines du lait présentes dans le yaourt. On peut remplacer celui-ci par de la crème liquide (ou épaisse). Le plat va très bien avec un féculent sans saveur, qu’il rehausse heureusement (riz Oncle Ben’s, macaronis Champion) mais si on veut jouer l’originalité, on peut le servir avec de la petite lentille verte du Puy (pas trop cuite, légèrement ferme). A vous de jouer !
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27 août 2007
Tu ne renieras pas (I)
« Je souhaite que, d'ici la fin de l'année, soit créé par les 27 un comité de dix à douze sages de très haut niveau, à l'image de ceux présidés par Werner, Davignon et Westendorp ou du comité Delors, pour réfléchir à cette question simple mais essentielle : " quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions ? ". Les sages devraient remettre leurs conclusions et leurs propositions avant les élections européennes de juin 2009, pour permettre au Parlement nouvellement élu et à la prochaine Commission de disposer du fruit de leurs travaux, en complément du traité simplifié et du travail de rénovation des politiques de l'Union et de son cadre financier.»
« Si cette réflexion essentielle sur l'avenir de notre Union est lancée, la France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union européenne et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années à viennent. »
Nicolas Sarkozy, Président de la République, le 27 août 2007 devant les Ambassadeurs réunis à Paris.
Premier reniement sérieux qui ne m’étonne qu’à moitié puisque nous sommes bien trop engagés avec les Turcs pour repartir en arrière (hélas). Bien entendu, si la Turquie rejoint l’Europe, ce sera la fin de cette dernière. Le Président a eu un discours beaucoup plus fort contre l’Iran, ce qui annoncera sans doute un prochain reniement. Au moins, cela change de la diplomatie chiraquienne des sourires, des tapes dans le dos et du « on verra bien ».
20:34 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 août 2007
Talons d'or
Nous avons regardé, avant-hier soir, le concert de Woodstock qu’Arte diffusait en bouquet final de sa série estivale Summer of Love. Le film est un montage d’images tournées pendant le célèbre rassemblement d’août 1969. Il peut se voir comme une ode à la musique rock-folk (encore bien marqué, malgré tout, par le blues de grand-papa) ou comme un documentaire ethnosociologique de la jeunesse américaine, anti-guerre du Vietnam et imbibée des drogues les plus diverses et variées. Derrière le cool, la musique, l’amour libre, le pacifisme de bon aloi, on peut y voir une génération profondément angoissée par le futur. La musique de ce temps là tient mille fois mieux la route que ce qui en est sorti ensuite durant des dizaines d’années (et ce n’est pas fini, le flux continue, en tombant toujours plus bas). Il y a beaucoup de sociologie à faire autour de ces rassemblements, de ces foules enjouées, de ces raouts existentiels, de ces « j’y étais » qui valent adoubement dans le groupe. Tout cela n’est pas fini, bien au contraire, puisque le commerce et le triomphe de la culture comme marchandise décupleront ensuite au centuple ce filon en or, cette veine argentifère (dans l’espoir de faire toujours plus vendre, de gadgets, de « compils », etc.). En parallèle, c’est tout un vieux monde qui s’effondre, celui des vieux américains ayant connu la seconde guerre mondiale, celui des cravates à table le dimanche, celui des dames en chapeau. Vive le bandana et les cheveux longs, la chemise à fleurs et les santiags étoilées de Jo Cocker !
20:54 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21 août 2007
A l'est de l'horreur
Ce livre à la puissance d’évocation de la Nuit d’Elie Wiesel. Il traite du goulag sous Staline, des effroyables déportations commises pour dékoulakiser la société russe à partir des années trente. Cette folie a conduit des millions de russes à la mort, en Sibérie ou dans leurs campagnes, privés de nourriture. Le texte de Grossman a été écrit de 1956 à 1963, en parallèle à l’aboutissement de Vie et destin, le chef d’œuvre de l’écrivain russe qui mourra quelques années plus tard. Ce roman met en scène deux personnages dont l’un (Ivan Grigoriévitch) est un ancien déporté et retrouve à sa sortie du goulag ( en 1954 (après la mort de Staline, donc)) son cousin Nicolas Andréiévitch, universitaire apparatchik. Le début du récit met en scène l’affaire des blouses blanches, soi-disant complot qui aurait visé à éliminer le moustachu géorgien et qui fut surtout prétexte à des procès « anticosmopolites » puis rapidement ouvertement antisémites, totalement terrifiants et tragi-comiques. Le livre se termine par une analyse du caractère de Lénine et du lien avec les mille ans de servage du peuple russe : « Il [Lénine] avait le sentiment que son pouvoir dictatorial était le garant de la pureté et de la conservation de ce à quoi il croyait, de ce qu’il avait apporté à son pays. Il était heureux d’avoir une telle puissance. Il l’identifiait à la justesse de sa cause, mais soudain il entrevit avec effroi et pour un instant que la fermeté inébranlable dont il usait envers l’influençable Russie était le signe de sa propre impuissance. Plus leur marche était pénible, plus sa main se faisait lourde. Plus la Russie se soumettait à la violence révolutionnaire et scientifique, moins il avait le pouvoir de lutter contre la force véritablement satanique du servage, du passé. » Le livre de Grossman se lit comme un résumé de l’histoire Russe de la première moitié du XXe siècle. Il vaut un long cours d’histoire, une histoire de l’horreur absolue, de l’asservissement d’un peuple par un Etat bureaucratique devenu fou à moins qu’il soit né avec l’âme funeste.
« Pourquoi les a-ton forcés à avouer les crimes qu’ils n’avaient pas commis ? Pourquoi les a-t-on déclarés ennemis du peuple ? Pourquoi les a-t-on isolés de la vie qu’ils avaient construite et qu’ils avaient défendue dans les combats ? Il leur parut absurde d’être ravalés au niveau de ceux qu’ils avaient haïs et méprisés, qu’ils avaient eux-mêmes abattus – avec quel fanatisme et quelle férocité – comme des chiens enragés.
« Ils se retrouvèrent dans des cellules et dans des baraquements des camps avec ceux des mencheviks qu’ils n’avaient pas achevés, avec les industriels et les propriétaires fonciers d’autrefois. Certains d’entre eux crurent qu’il y avait eu un coup d’Etat, que leur ennemis avaient pris le pouvoir et que, tout en servant de la langue et des concepts soviétiques, ils réglaient leurs comptes à ceux qui avaient conçu et bâti l’Etat soviétique.
« Parfois, l’ancien secrétaire d’un comité de district, ennemi du peuple démasqué, et le nouveau secrétaire du même comité de district qui l’avait dénoncé, se retrouvent en prison côte à côte. Et il n’était pas rare qu’ils fussent rejoints un mois plus tard dans leur cellule par le troisième secrétaire du comité de district qui avait démasqué le second avant d’être métamorphosé à son tour en ennemi du peuple.
« Tout se mêlait : le fracas et le bruit de ferraille des roues des convois se dirigeant vers le nord ; l’aboiement des chiens policiers ; le craquement des bottes et des souliers des femmes sur la neige de la taïga ; le crissement des plumes des juges d’instruction ; le grincement des pelles sur la terre gelée, creusant les fosses pour les détenus morts du scorbut, morts du froid, morts d’une rupture d’anévrisme ; les voix de ceux qui, aux réunions du Parti, imploraient la clémence puis répétaient de leurs lèvres mortes, à la suite du juge d’instruction : « j’avoue que, devenu l’agent stipendié d’un réseau étranger et mû par la haine féroce de tout ce qui est soviétique, je me préparais à commettre des actes de terrorisme contre des hommes d’Etat soviétiques, que je faisais de l’espionnage au profit de… », assourdis par les pierres de Bourtyrki et de Lefortovo : neuf grammes de plomb dans la poitrine ou dans la nuque de milliers d’innocents accusés d’activités de terrorisme et d’espionnage particulièrement perverses. »
20:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20 août 2007
Tout en lumières
Rares samedi et dimanche sous le plus beau soleil d’été. Hier, le vent était nettement moins fort que samedi, la chaleur donc beaucoup plus nette même si pas vraiment intense. Un temps parfait pour pédaler le long des berges de l’Isère, avant qu’elles ne soient investies par les rollers et piétons de retour de vacances. Nous avons poussé jusqu’à Noyarey, sous la voute ininterrompue formée par les arbres feuillus et verts comme à un début de printemps (ne parlons pas de l’herbe sur le bord du chemin). Au barrage de Saint-Egrève, il y avait toujours ce petit vent sec qui souffle au fond de la vallée, à l’endroit où elle est la moins large (effet venturi ?). Le soir, tout changea car l’orage approchait. Parce qu’il était là au bon moment (l’instant décisif des photographes ?), il nous a donné l’un des plus beaux couchers de soleil de l’année qui était aussi majestueux qu’on le regarde dans son ensemble ou dans ses parties les plus contrastées. La moitié du ciel, à cet instant, était dans le plus grand embrasement, d’une couleur orange-saumon si intense que les murs des maisons en prenaient la teinte exacte.
17:55 Publié dans Cieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 août 2007
Mollets raides
Ce mercredi de l’Assomption nous a permis de faire une longue et belle promenade sur la réserve des Hauts-Plateaux du Vercors à partir du petit village de Chichilianne, blotti sous le Mont-Aiguille et séparé du Trièves par les crêtes du Platary. La montée est vraiment superbe, en deux temps. La première partie gentille et doucement pentue permet de chauffer la machine pour la seconde, relativement longue, qui conduit au pas de l’Essaure après une longue ascension sauvage dans les hêtres mêlés de pins (et infestés de ces maudites mouches et autres taons piqueurs). A certains endroits, le calcaire affleure le chemin de terre sous la forme de curieuses marches; on se croirait dans un phare de haute mer. Le contraste, lorsqu’on arrive sur le plateau est total. Il n’y a plus d’arbres mais qu’une vaste prairie, vaguement caillouteuse, et jaunie par le vent et le soleil. Le marquage, inutile et ultra abondant dans la plaine, a laissé la place à une absence totale d’indications écrites sur le plateau. Des cairns, ces tas aléatoires, sont comme les petits cailloux du Petit-Poucet, la seule chance de s’en sortir en cas de brouillard. Pas d’âmes qui vivent sur ces lieux solitaires à part un berger taciturne et quelques dizaines de moutons (qu’on fortifie au sel autour de ce bel abri de peu). On poursuit à tâtons vers le refuge de Chaumailloux tout en ne ratant pas les perspectives magnifiques qui, de temps en temps, font surface au détour du chemin. Même les chevaux semblent heureux de paître dans ces clairières à l’herbe haute. Avant de redescendre par le ravin du pas de l’Aiguille, l’Histoire rattrape le randonneur (A nos héros !). Tombée de haut très inintéressante et pierreuse à souhait ; pas étonnant que certains y laissèrent leur vie. A quatre heures du soir, il y a encore des dingos pour attaquer de face cette pente plus que raide, le soleil dans les yeux (mais aussi le vent du sud dans les cheveux). Nous croisons plus bas un drolatique personnage (sans doute un geek grenoblois) armé de son magnifique GPS mais incapable de savoir où il est (…). Les jambes lourdes, nous jetons un dernier coup d’œil au seigneur du lieu, qui n’a pas bougé d’un pouce depuis le matin. Une journée pour l’éternité.
19:10 Publié dans Promenades | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







