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  • Mort en automne

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    "L'alpiniste René Desmaison est mort à l'âge de 77 ans, vendredi 28 septembre, selon sa maison d'édition, Hoëbeke. Figure mythique de l'alpinisme français, René Desmaison a acquis un palmarès impressionnant, totalisant près d'un millier d'ascensions, dont 114 premières, dans les Alpes, l'Himalaya et les Andes. A la fin des années 1950, il a contribué à lancer le grand alpinisme hivernal, grimpant notamment lors de la première de la face ouest des Drus, de la face nord de l'Olan ou du pilier central du Freney, dans les Alpes. En 1966, il s'est illustré en sauvant deux alpinistes allemands coincés dans les Alpes, mais a été ensuite radié par la Compagnie des guides de Chamonix pour avoir réalisé un reportage pour Paris Match au cours du sauvetage."
    (Le Monde)

  • Vers l'ouest (II)

    L’autoroute A89, qui relie presque complètement Clermont à Bordeaux (ne manquent que quelques dizaines de kilomètres qui seront ouverts au trafic l’année prochaine), est très vallonnée et sinueuse. On est en permanence entre 600 et 1000 mètres d’altitude, parmi les forêts obscures et les vaches limousines. En fait, elle est surtout belle entre l’Auvergne et Tulle. Nous avons fait un petit arrêt sur l’aire de la Corrèze où trône une gigantesque croix de Lorraine, de plusieurs tonnes, réalisée en acier patiné et rouillé (un peu comme les œuvres de Richard Serra). Le temps étant toujours magnifique (et propice aux visites agréables), nous avons quitté la voie de haute vitesse vers Mussidan, après Périgueux, pour découvrir le château de Montréal, à Issac. Ce domaine est l’un des plus beaux que je connaisse. Il est chargé d’histoire et souvent de la très grande histoire (le Montréal de nos amis québécois vient d’ici). Il mélange les époques (remparts médiévaux, façades de la première Renaissance ou Classique, souterrains dans des grottes naturelles, chapelle Renaissance avec l’épine du Christ prise sur le corps de Talbot à la bataille de Castillon (fin de la guerre de Cent Ans), etc.). Les jardins sont classés. J’aime beaucoup cette terrasse comme scène pour admirer, chaque soir d’été, le coucher du soleil. Peut-être que ce simple bâtiment agricole suffirait à rendre heureux pour le reste de ses jours.

    [16, 17 septembre. Dans les Landes, au bord de l’océan et dans une réserve naturelle].

    Le bord de l’océan est toujours aussi beau, quasi désert à cette époque de l’année. La dune lutte toujours contre le vent et le travail de sape de la mer. Nous sommes dans le royaume du silence qui s’allie avec la monotonie de la forêt pour créer un sentiment de grande sérénité chez le visiteur allochtone (et peut-être même chez les autochtones). Le département de la Gironde entretient une vaste réserve naturelle autour de l’étang de Cousseau, petite étendue d’eau (150 ha) entre les deux géants que sont les lacs de Carcans-Hourtin et de Lacanau. Le lieu est un havre de paix pour les oiseaux qui y séjournent. Les échappées sur le lac et son marais sont très nombreuses. La nature est peu entretenue, on croise de vieux-beaux, plus très vaillants mais au torse encore altier. A cette époque de l'année, dès qu’on repasse dans l’aride et sablonneuse lande, les fleurs sont en pleine floraison et spécialement la bruyère qui a meilleure mine ici que devant les tombes de nos cimetières en hiver.

  • Vers l'ouest (I)

    [samedi 15 septembre : Grenoble-Bordeaux avec une étape à Thiers].

    Bien qu’étant partis tôt de Grenoble, nous n’avons pas pu éviter les bouchons des bretelles d’autoroute de la vallée du Rhône. A tel point qu’il nous fallut partir vers le sud, jusqu’à Vienne, pour échapper à l’agonie du surplace. S’en suit une petite route sinueuse, assez jolie, pour rattraper la voie monstrueuse entre Saint-Etienne et Lyon. Je ne connais pas de lieu plus horrible, moche, de non-paysage où tout semble laid, difforme, obscure, industriel et zone commerciale de banlieue. A Saint-Etienne (la ville aux « sept collines »), ça ne s’arrange pas vraiment, heureusement il fait nuit (un voile noir sur la misère). Etape dans un joli petit hôtel de Thiers, propret et bien tenu bien que la patronne ne soit guère souriante (dommage). Le lendemain, nous avons donc filé plein ouest à travers la pleine de la Limagne jusqu’à Clermont où l’on butte (littéralement) sur la chaîne des Puys et spécialement sur le Puy-de-Dôme. Cette conurbation-ci n’est guère plus reluisante que celles du département de la Loire, notamment l’imbrication des villes (Chamalières, Royat, Clermont) fait que l’on ne sait jamais trop où l’on se trouve. Pas vu la direction des Garnaudes… Dans un curieux basculement, l’arrivée sur le plateau (plus ou moins) relance l’amour de l’Auvergne (ou plutôt, comme toujours, relance l’idée de l’amour de l’Auvergne, inscrite dans quelques vagues souvenirs d’un séjour étant enfant). A Orcival, nous nous sommes arrêtés visiter le château de Cordès (XVe) qui est très beau, bien qu’il appartint au « style nougat » que nous n’aimons pas beaucoup (peut-être à tord). Les jardins, de part et d’autre de l’allée centrale, en contrebas des deux parterres sont très intéressants (attribués à Le Nôtre), notamment parce qu’y subsiste une séculaire charmille. L’avant scène, séparée par un petit châtelet d’opérette (XVIIe) est très bien venue comme un miroir-écrin pour le massif ensemble d’habitation. Dans la chapelle se trouve le très remarquable gisant en marbre de Carrare d'Yves II d'Allègre, compagnon de Bayard mort à Ravenne en 1512. Il est l’aïeul du Maréchal d’Allègre dont parle Saint-Simon. Le château est meublé en abondance et de toutes les époques. A Cordès, en définitive, j’aime beaucoup le calme, les prés et le retirement. Orcival est surtout connu pour la magnifique Basilique Notre-Dame (premières années du XIIe), aux toits de lauzes (actuellement en réfection), à la belle pierre noire et à l’intérieur sobre et harmonieux. Le parcours autour du chœur, en empruntant le large déambulatoire permet de contempler la sainte du lieu. Tout le bâtiment respire le plus bel art roman, massif mais spirituel, un peu austère bien que quelques chapiteaux soient richement sculptés.

  • Glasnost

    Le journaliste Daniel Schneidermann, après avoir tenu le lecteur en haleine sur son blog durant tout l’été a lancé une suite « internétique » à l’émission Arrêt sur images diffusée par France 5 jusqu’au printemps dernier. Le temps semble être aux règlements de compte, puisque la déclaration d’intention (largement amplifiée par un bandeau accrocheur) désigne clairement les adversaires. C’est une drôle d’entrée en matière, pas très fine et qui risque de compliquer la tâche de l’équipe (on ne lui souhaite pas). En effet, en désignant dès le départ des cibles, en agitant des chiffons rouges devant les taureaux à sacrifier, on fait un peu trop son métier de journaliste « Robin des bois ». L’homme est amère ; il dirait sans doute le contraire car la réflexivité n’a jamais été son fort, nonobstant la pseudo-chronique d’une médiatrice – c’est super à la mode, ma banque en a aussi une – qui était censée lui rappeler chaque mois ses petites erreurs, ses petits non-dits et qui, a chaque apparition, tombait sur un mûr, toujours prêt à faire la fine bouche. On l’aura compris, ce qui manquera à ce nouveau média hype, ce sera un Arrêt sur Arrêt sur images. Bien entendu, parmi toute une frange de la population (urbaine, active, diplômée, trentenaire, socialiste et écologiste), Daniel Schneidermann est un Dieu vivant. Elle n’a peut-être pas tort. Mais elle n’a peut-être pas raison. Lorsque je lis cette chronique de Mlle Bernard, je ne vois aucun décryptage de l’actualité. J’y vois une réaction, sincère, brulante, fiévreuse : la journaliste (n’est-elle pas plutôt professeur(e) de français ?) est contre Nicolas Sarkozy, contre l’application des décisions de Justice, contre les expulsions, contre les chiffres (ce qu’elle appelle les quotas), contre la misère, contre ces salauds de préfets, contre, contre. C’est son droit le plus inattaquable, mais pourquoi ne crie t’elle pas sa colère dans des lieux plus appropriés (je ne sais pas, par exemple n’importe quel forum de Libé ou des Inrocks) ? Bizarrement, on ne la voit pas écrire de petite note enflammée (genre, "le cœur me brûle") sur ces pauvres gens, inscrits depuis des années sur les listes d’attente pour obtenir un HFM et qui osent (à mon avis, c’est là la grande première de ce feuilleton médiatique d’Aubervilliers) dire, parler, s’exprimer, que cette fois-ci, ça suffit, qu’en France il suffit de gueuler, de s’épauler à deux ou trois associations bien politisées, pour passer devant les autres sur les listes d’attente. Et oui, l’élection de Nicolas Sarkozy commence à libérer les voix (pas sûr que ceux qui parlent ainsi soient dans les plans médias de l’hyper omniscient, hélas pour eux). C’est ça aussi le changement : la petite glasnost (réchauffement médiatique) qui gagne même les médias les plus dans l’air du vent,  ceux qui dégèlent leur parole la plus officielle pour parler des réalités fâcheuses. 

       Mais bonne chance au libre arbitre et à la sage enquête !

  • Elle(s) parle(nt) à mes yeux,

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    J.M.W Turner (? On the lake of Lucerne) - Tate, legs de l'artiste, 1856

    Vendredi dernier, je suis allé dans le nord du département pour visiter l’exposition Turner-Ravier à Morestel (entre Grenoble et Bourg-en-Bresse, à la louche). Comme j’étais en avance, j’ai poussé jusqu’à Brangues, à quelques kilomètres de là. J’ai ainsi pu découvrir le château et la tombe de Paul Claudel ; celle-ci étant au fond du parc, entourée d’un humble jardin japonais qui donne sur les contreforts du Bugey, juste au-dessus de la saignée faite par le Rhône dans son parcours vers Lyon. Le paysage est très caractéristique de ce que l’écrivain aimait : «… Puissantes ondulations de collines prosodiques, se relevant et s’abaissant comme une envolée de Cicéron, comme un ver de Virgile, comme une période de Bossuet, que ponctuent ça et là la tâche blanche d’un mur de ferme, l’humble feu maintenu à travers bien des siècles d’un groupe de foyers. Ce mouvement immobile, cette ligne de pèlerinage infini, comme elle parle à mes yeux, comme elle chante » (Eloge du Dauphiné). Brangues est également très connu pour avoir été le village natif d’Antoine Berthet, dont la malheureuse affaire inspira à Stendhal Le Rouge et le Noir : « Sous l'aile du curé de Brangues qui l'a initié au latin, Antoine Berthet, dernier fils du forgeron de Brangues, étudie dans divers séminaires, mais il en est successivement chassé pour une évidente indifférence religieuse. Entre temps, précepteur chez les Michoud de la Tour, bourgeois de Brangues, puis domestique chez le Comte de Cordon, petit noble savoyard, il connaît dans les deux cas des aventures galantes qui le font congédier. Persuadé que Madame Michoud est cause de son dernier congédiement, il décide de se venger. Un dimanche de Juillet 1827, pendant la célébration de la grand messe, il tire sur Mme Michoud avec un pistolet et retourne l'arme contre lui-même. Le meurtrier et la victime survivront à leurs blessures. Emmené par les gendarmes, via Morestel et Bourgoin, Antoine Berthet sera condamné à mort à Grenoble et guillotiné le 23 Février 1828. » (source).

                A Morestel, la maison Ravier a été restaurée avec soin au début des années quatre-vingt-dix (après des années d’abandon). Elle est le siège d’une Association dédiée au célèbre ( ?) peintre dauphinois, aquarelliste hors pair, ami de Corot et de tant d’autres. Ravier fut aussi photographe (daguerréotypes). Il traversa tout le dix-neuvième siècle (1814-1895). La Tate de Londres prête jusqu’à fin septembre une dizaine d’aquarelles de Turner qui sût si bien saisir l’eau et le ciel alors que Ravier eût le génie de lier l’air et la terre. La plupart de ses œuvres ont été peintes sur le vif près de Morestel, au bord des mares, à la lisière des bois, souvent à la tombée du jour, le moment où les éléments fusionnent si élégamment (et souvent si intensément). Le catalogue de l’exposition est disponible ici, il est richement illustré et les écrits très savants.

                Au retour, je me suis arrêté devant le monument à la mémoire de l’aviateur Pégoud, l’inventeur du looping et gloire de sa ville natale (Montferrat).

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    F.A. Ravier (Coucher de soleil sur l'étang)
  • Musik pop'

    Pavarotti est mort. D’où vient que je n’en sois pas ému ? Ce qu’il a chanté (j’aurai tendance à dire tout ce qu’il a chanté en hurlant toute sa vie) ne m’a jamais attiré, n’a jamais provoqué en moi le moindre éveil de curiosité et encore moins de plaisir musical, vocal ou de divagations dans le registre du bonheur pur de l’écoute musical (contrairement, par exemple, à Barbara Streisand, si l’on veut mettre dans le même sac la belle Américaine et le bedonnant barbu Italien). Comment se fait-il que tous les médias, sans exception, en ont parlé abondamment et longuement avec les plus infimes détails d’une carrière longue comme un siècle alors que la musique (du répertoire classique) n’intéresse plus personne, surtout à TF1, France 2 ou France 3. D’ailleurs, n’est-ce pas là, la preuve que décidemment Pavarotti n’est pas à rattacher à la musique mais à la variété internationale (dans sa définition années soixante-dix) ? Et si Pavarotti avait fait une carrière discrète n’ayant, au terme de sa vie, que quelques centaines d’amateurs se retrouvant régulièrement entre eux sur un forum au fin fond de l’internet, si tel était le cas, n’aurais-je pas une sympathie spontanée pour lui ou un désir de fouiller dans sa carrière discographique ?

  • Intellos post-ogm

    Le quotidien Libération organise la semaine prochaine (13-15 septembre) un Forum à Grenoble, en partenariat avec la MC2. Le programme complet de la manifestation est disponible ici. Il s’inspire manifestement des journées organisées en 2005 dans le même lieu par la République des Idées de Rosanvallon. Le programme est alléchant (par exemple, Fifi vs Fafa à propos de la « reconstruction de la gauche », le samedi matin à 9h30). Apparemment, les enregistrements sonores des interventions seront disponibles en différé sur le site internet du journal. Les bobos, alter-ceci-cela et autres artistes éphémères n’ont pas été oubliés. La bifurk organisera au même moment son propre Forum, sobrement intitulé « Quand la culture fait bouger la politique ». Au programme : squats, friches, culture en milieu carcéral, RESF, etc.

  • Petits cylindres verts

    Tians de courgettes rôties. Une recette de Mes tians et flancs préférés, Nathalie Valmary (Minerva, Genève, 2006).

    1kg de courgettes, 100g de fromage de chèvre en bûche, 150g de mozarella, 1 cuillère à soupe de miel 2 cuillerées à soupe d’huille d’olive, sel, poivre. Préparation : 15 minutes ; cuisson : 45 minutes.

    Préchauffez le four à 200°C (thermostat 6-7). Pelez les courgettes en gardant une bande de peau sur deux. Coupez les courgettes en tronçons de 5 centimètres et creusez partiellement le cœur. Remplissez chaque tronçon de mozzarella et chapeautez d’une rondelle de chèvre ; salez et poivrez. Déposer les courgettes farcies dans un plat allant au four. Mélangez l’huile avec le miel et répartissez-la sur les tronçons de courgettes. Enfournez et laissez cuire pendant 45 minutes. Servez chaud.

    Régalez-vous ! L.

    Remarque(s) de D. : Je me demande si les courgettes ne gagneraient pas à être préalablement pochées deux ou trois minutes à l’eau bouillante car le four les raidit beaucoup et avance peu leur cuisson (en tout cas, vers le ramolissement). Encore une recette que Camille va devoir adapter à cause du fromage, désolé.

  • Vertiges ("on vit dans le même monde !")

    Quelle surprise, ce soir, de découvrir Ali Baddou, le grand manitou des Matins de France Culture, parmi l’équipe nauséabonde réunie autour de Michel Denisot au Grand Journal de Canal+, qui est tout (par exemple, une campagne de promotion (encore ce soir, pour la désespérante Vanessa Paradis)) sauf un journal, mais bon. Propos du bel Ali, professeur à Sciences Po, agrégé de Philosophie : « J’ai un vrai truc d’addiction avec les séries de Lost à Shérif fais-moi peur en passant par Urgences. J’aime aussi les débats, les directs, les infos… [..].  Je trouve l’émission [Le Grand Journal] vachement bien, et je trouve ça hallucinant qu’une émission semblable n’existe pas sur le service public ». (Informations complètes ici)

    Timothée Proffit, professeur d’histoire et de géographie en ZEP : « Pour les élèves, on est des professeurs… mais finalement, on est limite [sic] pas des êtres humains (…) ils ne nous voient pas du tout dans un visage humain qui fait que quand effectivement on leur dit qu’on connaît Bénabar ou un chanteur : « ah ! Vous connaissez un chanteur !? » Bah, ils sont totalement étonnés de se dire que oui, on a la même culture, on vit dans le même monde » (Lundi 3 septembre 2007 19/20 de France 3, vers 12min40s).

  • Pise chez nous

    Nous étions bien peinés, hier, d’avoir fait un petit bout de chemin pour trouver portes closes au château de Saint-Albin-de-Vaulserre, près du Pont-de-Beauvoisin, dans l’extrême nord du département, face aux avant-postes savoyards. La place est vraiment merveilleuse car elle domine tout le plat pays. Cette bâtisse a été élevée sur une ancienne maison forte des temps moyenâgeux. On ne dira jamais assez que les seigneurs de ces âges lointains avaient bon goût en matière de belle vue. Mais l’agréable cédait sans doute le pas à l’utile et aux stratégies militaires. Le château est comme posé sur une longue terrasse. Il y a aussi, parait-il, un beau parc romantique. Tout ce pays là, que l’on découvre à peine, est très isolé, vraiment à l’abri des routes et du vacarme. L’architecture rurale est souvent en pisé, plus ou moins debout, plus ou moins effondrée ou en passe de l’être. Nous y retournerons pour les châtaignes ! Au retour, petit détour pour choisir le premier amateur de bâtons de notre future meute (enfin, pour le jour où nous aurons deux ou trois hectares de jardin).