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Provence II

Départ dans la matinée pour le pont de la reine Jeanne, à Vilhosc, que le Guide Bleu signalait comme intéressant. Il l’est, en effet, même s’il faut avoir envie de le voir car il se trouve à l’extrémité d’une route très étroite et assez sinueuse. C’est un beau passage jeté au-dessus du vide. Les sources consultées ne s’accordent pas sur sa date de construction (du XIVe au XVIe, rien que ça !). L’histoire du pont et de sa dédicataire sont ici. Le soleil n’avait pas encore atteint ce fond de vallon reculé, les photos ne sont donc pas terribles. La destination de la journée était la vallée du Jabron, à quelques kilomètres en aval de Sisteron. Nous avons commencé par une jolie marche sous un soleil resplendissant et intense pour nous rendre au village abandonné et ruiné de Vieux-Noyers. Il est l’exemple même de l’exode rural qui a touché les parties les plus reculées de notre beau Pays ; sans doute abandonné au début du XXe siècle, les tombes les plus récentes du cimetière datent de cette période. Bizarrement, l’église (très simple : chevet plat avec trois grandes fenêtres dans le style provençal) est en contrebas du village qui s’organise autour de ce qui fut un château. Les ruines dominent deux vallons assez ouverts au regard et, par la-même, sur une grande partie de la vallée du Jabron. La maison qui a toujours le plus d’allure est ce qui fut l’auberge, avec son toit à génoises. On y trouve même un vieux poêle à bois (où est caché le livre d’or). La redescente vers le « village neuf » permet de découvrir quelques paysages à la Pagnol et un petit oratoire. Après le dernier piquenique de l’année (ici), la grande affaire fut de monter à l’assaut de la Montagne de Lure, sœur jumelle (au moins dans son aspect) du Ventoux (qu’on aperçoit d’ailleurs très bien depuis le sommet à 1826 mètres). Le panorama, notamment vers le nord, est absolument gigantesque et grandiose : toutes les Préalpes du sud, l’Obiou (?), la vallée de la Durance jusqu’à Gap (visible à l’œil nu), le pic de Bure (l’observatoire astronomique, itou), les géants de l’Oisans (La Barre des Ecrins et le Pelvoux), les hauts-sommets du Queyras. Côté sud, c’est tout aussi étendu mais moins spectaculaire car on a le soleil un peu dans les yeux : Sainte-victoire, sans doute et, peut-être, mare nostrum, tout au loin.

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