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Sète en bord de mer

La graine et le mulet, film d’Abdellatif Kechiche.

Film de très peu qui a eu beaucoup d’honneurs et d’élogieuses critiques. Je m’y suis ennuyé car le film manque totalement de rythme, la fin surtout. Par instant, je pensais être dans un documentaire à la façon de l’émission belge strip-tease. Une micro-histoire qui ouvre de nombreuses portes (sur la condition de travailleur immigré de première génération en fin d’activité, sur la famille maghrébine, sur le rôle et la place des femmes dans cette société, sur le logement des immigrés âgés dans des hôtels de peu de confort, sur la possibilité de mener à bien ses projets dans une France résumée à une suite de règlements et de contraintes, sur un vieux fond de racisme des Français de souche, sur l’habitat en HLM des immigrés, éventuellement, même, sur une certaine liberté vis-à-vis de la religion (les femmes ne sont pas voilés, les hommes boivent de l’alcool)). Hélas, chacune de ces idées est suggérée, aucune n’est traitée en profondeur. Le génie du réalisateur est de nous faire pénétrer dans cette famille, se s’y sentir chez soi en très peu d’images et de mots. C’est pour ces raisons que ce film relève du documentaire ethnologique. Le père, aurait pu être un beau personnage, si on l’avait un peu plus bavard et un peu moins renfermé. Il ne colle pas avec l’image du père de famille ; son retrait et le fatalisme désinvolte dont il est affublé ne lui vont pas. La jeune comédienne Hafsia Herzi a du cran et du bagout. Nulle doute qu’elle fera une belle carrière (pourvu qu’on lui propose d’autres rôles que ceux de garçonne à la langue bien pendue !).

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