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  • à nos soldats

    Dix des nôtres tués dans une embuscade en Afghanistan. Ce drame, hélas, était à prévoir. A choisir des demi-mesures ou à reculer franchement – bravo le PS ! – cette guerre qui ne dit pas son nom sera notre Vietnam. Elle l’est déjà. Combien nous nous sommes trompés en tentant d’apporter là-bas, en terre d’Islam et de tribalisme, notre vision du monde, celle d’un partage équitable de droits et de devoirs, la démocratie ! Tentative illusoire. Comme un cancer qui sans cesse revient sur la scène, les talibans, leurs alliés de circonstances ou de faits, la population même du Pays sont et seront toujours contre nous, contre nos valeurs, contre notre civilisation. On a beau retourner le problème dans tous les sens, on ne voit pas de solutions. Continuer un pseudo-engagement en envoyant un minimum de troupes, comme c’est le cas actuellement ? Se lancer dans une guerre totale en larguant des tonnes et des tonnes de bombes depuis des B-52 sur la moitié du Pakistan et de l’Afghanistan ? Mettre cyniquement à la tête du Pays un tyran à la main de fer capable de maintenir un semblant d’ordre au prix d’une mise à l’écart des libertés ? Jouer la montre en pensant au rattrapage du retard de développement et en espérant qu’un jour, les petits Afghans donneront tous ce qu’ils ont (de leur passé, de leur traditions, de leur religion) pour un Ipod ou un téléphone portable (comme les petits occidentaux de leur âge) ? Rien de tout cela n’arrivera à sa fin, sans parler du massacre d’innocents qui heurtent notre conscience, qui détruit ce que nous sommes et ce à quoi nous croyons : la richesse et la valeur inouïes, que rien n’égale, de la vie humaine. Il faudra vivre des années encore avec une zone immense, inaccessible et inexpugnable, un repère de mafieux, trafiquants de drogues et terroristes, fous de leur Dieu et de son prophète. Comme une poussé d’herpès, à coup de 11 septembre toujours plus violents et atroces, ils finiront par nous rendre aussi fous qu’eux. Un jour, n’y pouvant plus, nous emploierons notre force, celle qu’on appelle encore de dissuasion, à moins que notre passivité et notre lâcheté actuelles face à l’Iran nous aient d’ici là, déjà obligé à dépasser le stade de l’ultime avertissement.

  • Archéologie d'août

    [lundi 11 août 2008]

     

    Vu, lu et entendu.

     

    Aujourd’hui, près de la machine à café, deux types discutent (genre étudiants « quoi lol »). L’un demande : « tu pars bientôt avec ta chérie ? Non, elle part la semaine prochaine en Suède. A ouais, cool alors avec des potes ? Mouais … Tu vas la rejoindre ? Euh, en fait on est plus ensemble mais chut secret (prononcé sicrète) … Oh merde ! Je ne savais pas, désolé man, etc. »

     

    Vendredi après-midi [neuf août], alors que nous roulions vers I., nous avons écouté les ondes émises par France Culture. Pas très intéressantes mais parfaites pour la conduite. La présentatrice a une drôle de petite voix, très jeune. Pierre Assouline n’est pas un modeste homme avec cette petite haine tranquille contre tous les blogs et autres sites littéraires. Son propos est qu’il faut lancer un vrai site culturel en ligne où la musique, le théâtre, la littérature auraient enfin le droit de citer (« on voit le spectacle le soir, le lendemain la chronique est ligne »). Excellente idée à l’heure où le Monde sombre corps et bien dans la bêtise – j’y reviendrai prochainement – par exemple, au programme du maigre numéro de ce dimanche : « choisir son écran plat portable ». Le sujet de l’émission de France Culture, dans la série Pour la littérature, était « La NRF, d’hier à aujourd’hui ».

     

    Deux ou trois photos d’éclairs pour ceux qui apprécient : 1, 2 & 3.

    Pour le coucher de soleil post-tornade, c’est ici.

     

    Pour une demoiselle archiviste (et pour les amateurs aussi), quelques photos d’un beau château avant qu’il ne disparaisse totalement (Séchilienne, château de la famille Alleman) : 1, 2, 3, 4, 5, 6 & 7.