27 octobre 2008
Musique analytique
Turangalîla-Symphonie de Messiaen par l’orchestre national de Lyon, direction Jun Märkl, Takashi Harada (ondes Martenot), Pierre-Laurent Aimard (piano).
Il y avait du monde (et que du beau…), vendredi soir au Cargo, pour écouter la gigantesque symphonie de Messiaen. Certaines œuvres ne seront jamais correctement retranscrites sur un système audio ; celle-ci plus que tout autres ! En effet, comment faire passer le gigantisme de l’effectif (100 musiciens) entre deux haut-parleurs ? Le nombre n’induit pas le massacre sonore, bien au contraire. Il est tout à fait aisé de saisir et d’entendre chaque détail, chaque coup d’archet ; aucune précipitation, aucun crépitement mais une diversité et une fulgurance qui laissent pantois. Il y a beaucoup d’idées dans ces dix mouvements, beaucoup trop pour moi, en tout cas. C’est peut-être ce qui déçoit un peu. Il n’y a jamais de grande vague (romantique ?) qui emporte tout dans son passage. On entend des milliers de morceaux de phrases, morcelées qui brillent et scintillent dans l’univers sonore. Le piano a le beau rôle, celui donné au solo brillant quelques fois répétitif et martelant, quelque fois fougueux et imprévisible. Les ondes Martenot sont d’une discrétion ébouriffante dans le tumulte des cuivres mais elles tissent une atmosphère sonore toute à fait envoutante, presque sidérante. Ce Messiaen là, reste donc d’une presque totale obscurité pour moi.
21:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note











Commentaires
— Le Monde le la musique : Pour vous, qu'est-ce que la pornographie [sic et re-sic] en musique ?
— Brendel : La Turangalîla Symphonie. »
(N° et date : je sais plus).
Écrit par : sk†ns | 28 octobre 2008
"Je sais plus" (tricycle !)
La pornographie en musique, un beau sujet pour une note à venir...
Écrit par : Inactuel | 28 octobre 2008
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