Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Quand on arrive en ville

Samedi soir, en compagnie des H., nous avons testé le tout nouveau restaurant Pignol qui vient d’ouvrir dans l’ancien couvent Sainte-Cécile, ex-théâtre le Rio, et futur quartier général des éditions Glénat. Nous étions parmi les tous premiers car le lieu avait été inauguré la veille ou l’avant-veille. Il est bien entendu qu’on ne devrait jamais aller dans un restaurant le lendemain de l’ouverture puisque, par définition, tout n’est pas réglé : ni le service, ni la restauration. Ce n’était pas si catastrophique mais ce n’est pas l’expérience culinaire du siècle (enfin, le siècle est encore long). Le cadre est agréable ; tout à fait dans la veine pseudo moderne et un peu froid qui a court actuellement : peu de couleur, du noir, des gris anthracites, des tables en tôle, etc. Côté assiette, ce n’est pas la révolution gastronomique. Le rapport qualité-prix n’est pas extraordinaire et on à l’impression d’avoir vu (et gouté) mille fois ces petites décoctions en amuse-bouches. L’assaisonnement de la crème d’ortie n’était pas bon (trop fort), idem pour la moule aux échalottes ( ?) qui reste trop longtemps en bouche (pour rester poli). Une petite tranche de foie gras, pour suivre, assez mesquine mais au goût assez bien placé (L. dit qu’il était trop fade mais je croix qu’on s’est trop habitué à mettre des tonnes d’épices sur le foie gras). La volaille de Bresse (bizarrement servie avec sa peau tannée) était parfaite en consistance (comme quoi, d’avoir de bons produits), la sauce trop crémeuse, légèrement écœurante surtout avec l’amidon des pâtes : il y a des mélanges à éviter ! Les morilles n’étaient là qu’en prétexte, comme souvent. Dessert un peu cartonneux mais pas trop sucré (ouf !). La crème a brulé longtemps mais, du coup, elle apparaissait à moitié liquide, tendance grumeaux, lorsqu’il fallait se la mettre en bouche. C’était peut-être l’effet recherché ? Il y avait beaucoup de sociologie à faire ce soir là : toute la bonne bourgeoisie locale s’était donnée rendez-vous pour voir et goûter, dire « on était parmi les premiers ». Il y avait, notamment, un homme qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Houellebecq (incroyable), quelques vagues connaissances (G. est vraiment la plus petite ville de province de France !). Cette partie de l’ancien couvent a été très fortement restaurée. Je ne suis pas fou des appliques murales pour l’éclairage mais les pots (pour les arbustes) dans la petite cours, côté rue de l’Alma, donnent une jolie lumière. Bref, il faudra revenir dans ce bel endroit lorsqu’il aura atteint sa vitesse de croisière, qu’un peu plus de plats seront disponibles au choix (idem pour la carte des vins, mais notre Saint-Joseph n’était pas mal du tout).

Pour bien terminer la soirée, nous sommes allés au cinéma voir Appaloosa, un western de réalisation contemporaine, qui se veut revisiter les codes du genre. C’est un grand échec ! On ne s’ennuie pas mais on ne voit pas où est la nouveauté. Il y a bien une petite once d’ironie, de clin d’œil au passé mais cela ne va jamais très loin : l’histoire, la mise en scène, les décors sont on-ne-peut-plus convenus. Les acteurs ne sont pas spécialement mauvais, c’est déjà ça !

Commentaires

  • Ce restaurant ne me donne pas du tout envie d'y aller , je ne sais pas il manque quelque chose qui rendrait la cuisine vraiment alléchante , la générosité peut être?
    et tu ne parles pas de l'ambiance , froide je suppose , on est chez les grenoblois quand même!
    bon week end, bonnes ballades .... bizzs

  • Oui, la générosité, c'est bien ça ! Le minimalisme culinaire commence également à me fatiguer. Ambiance tiède, mais c'est le décor, le minéral sombre qui n'aide pas beaucoup. A très bientôt, chère if. D.

Les commentaires sont fermés.