05 mars 2009

Guadeloupéens doubout !

44 jours de grèves, 250 millions d’euros pour le budget de l’État…. Victoire sur toute la ligne pour le LKP. Je ne sais pas si cet accord paraphé hier sera un immense bienfait pour les Guadeloupéens, surtout si les entreprises sont obligés de licencier à tout va suite à cette grève sauvage, violente et générale. Mais ce n’est pas grave, les Martiniquais attendent aussi leur chèque, les Réunionnais n’en sont encore qu’aux prémices violents (encore un petit effort pour atteindre le racisme anti-blanc des frères de misère Antillais). Qu’ils ne s’inquiètent pas : le pouvoir métropolitain s’abaissera comme il s’est abaissé ailleurs (pas de vague, achetons la paie sociale). C’est d’autant plus facile de donner de l’argent quand on n’en a pas le premier centime en poche (le déficit public vient d’atteindre 75% du PIB). Encore un petit effort et nous pourrons tous travailler gratis pendant un an pour payer nos dettes. Alors certes, les Guadeloupéens nécessiteux viennent de toucher un joli petit chèque, de quoi renouveler la télé ou le téléphone portable. Et puis, s’il en reste un peu, de quoi se payer un ti’ punch. Et des fruits et des légumes importés, aussi. Bien entendu, le pouvoir d’achat n’est que la vitrine, l’attrape-nigaud. Ce qui compte, c’est que les Antilles prennent doucement le chemin de l’indépendance – qu’on appelle encore pudiquement l’autonomie -, qu’elles ne soient françaises que lorsqu’il s’agit de recevoir les aides de la générosité public et restent elles-mêmes –et surtout pas une partie du tout, de la France – le reste du temps. Chiche ? Haïti les fait rêver ? Accédons à leur désir, donnons leur cette possibilité d’avenir !

Ecrire un commentaire