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  • Day is gone

    Concert du trio de Brad Mehldau, samedi 28 mars à la MC2. Mine un peu terne, sourire rare, pantalon trop petit et trop court, le pianiste a néanmoins donné un très beau concert pour la clôture du festival de jazz de Grenoble, édition 2009. Il y avait foule dans le Grand Théâtre mais l’Auditorium aurait été mieux adapté. Un concert (Dusapin) était programmé de longue date dans ce dernier. J’avais même pris une place. Mais le grand art contemporain ou la fine fleur du trio jazz, il fallait choisir. Du monde, donc, et de la jeunesse surtout (avec une belle queue de distribution vers les téléramistes). Belle machine que ce groupe qui joue comme il respire avec un grand souffle : du lyrisme sans petitesse. Toujours de grandes idées, portées bien haut. Jeff Ballard à la batterie est très bien, (moins boom-boom que Rossi ?) avec un style et un son très caractéristique. Grenadier, parfait comme d’habitude. Des compositions connues, d’autres un peu moins et cinq bis pour atteindre les deux heures de concert. Joie de jouer, plaisir de l’écoute. Grâce à M. et ses tics de groupie fiévreuse, nous étions excellemment bien placée, en position stratégique : un œil sur la main gauche (et laquelle !) de Brad, l’autre sur les doigts coulissants et agiles de Larry, le troisième sur les balais soyeux de Jeff. L’ère Radiohead semble révolue. La foule, soupirante et anxieuse attendait Exit music for a film. Elle n’aura droit qu’à une très belle version de Still crazy after all this years.

  • Guadeloupéens doubout !

    44 jours de grèves, 250 millions d’euros pour le budget de l’État…. Victoire sur toute la ligne pour le LKP. Je ne sais pas si cet accord paraphé hier sera un immense bienfait pour les Guadeloupéens, surtout si les entreprises sont obligés de licencier à tout va suite à cette grève sauvage, violente et générale. Mais ce n’est pas grave, les Martiniquais attendent aussi leur chèque, les Réunionnais n’en sont encore qu’aux prémices violents (encore un petit effort pour atteindre le racisme anti-blanc des frères de misère Antillais). Qu’ils ne s’inquiètent pas : le pouvoir métropolitain s’abaissera comme il s’est abaissé ailleurs (pas de vague, achetons la paie sociale). C’est d’autant plus facile de donner de l’argent quand on n’en a pas le premier centime en poche (le déficit public vient d’atteindre 75% du PIB). Encore un petit effort et nous pourrons tous travailler gratis pendant un an pour payer nos dettes. Alors certes, les Guadeloupéens nécessiteux viennent de toucher un joli petit chèque, de quoi renouveler la télé ou le téléphone portable. Et puis, s’il en reste un peu, de quoi se payer un ti’ punch. Et des fruits et des légumes importés, aussi. Bien entendu, le pouvoir d’achat n’est que la vitrine, l’attrape-nigaud. Ce qui compte, c’est que les Antilles prennent doucement le chemin de l’indépendance – qu’on appelle encore pudiquement l’autonomie -, qu’elles ne soient françaises que lorsqu’il s’agit de recevoir les aides de la générosité public et restent elles-mêmes –et surtout pas une partie du tout, de la France – le reste du temps. Chiche ? Haïti les fait rêver ? Accédons à leur désir, donnons leur cette possibilité d’avenir !