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  • L'homme sali

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    Quelques lignes pour réagir au terrible lynchage antiraciste et médiatique – c’est souvent le même – que subit actuellement Paul Girod de Langlade, préfet de la République française, ancien officier de l’Armée. Je ne connais pas cette homme, sinon par le truchement de deux ou trois dépêches AFP retravaillées par des journalistes mous et consensuels. Son parcours, ses états de service, son dévouement pour l’Etat n’appellent que respect dû à l’homme et éloge à ses actions. L’abattage auquel il est soumis, l’aboiement rempli de haine de ceux qui l’accusent – toujours les mêmes, en de pareil cas, MM. Aounit et Sopo, par exemple – ne font que renforcer mon soutien envers lui. Etre raciste, ce n’est pas dire ce qu’il aurait dit : « il n’y a que des Africains ici » ou « on se croirait en Afrique ici », c’est dire à un Africain : « je te hais, je t’abhorre, je te déteste pour ce que tu es, au plus profond de toi, pour ta nature même ». Pour ce que j’en sais, ces propos là n’ont pas été prononcés, bien heureusement ! Les nuances et le sens n’ont plus cours en notre beau pays. Il sera même bientôt interdit de dire quoique ce soit, puis même de le penser in petto. Son ministre, courageusement, s’est vite couvert politiquement en s’achetant une belle virginité auprès des Fouquier-Tinville du bien-pensé: le limoger sur le champ, jeter sur lui et sur ses proches la honte et l’opprobre plutôt que d’attendre, au moins, les résultats de la procédure d’enquête et le renvoi éventuel devant la justice. Quoiqu’il arrive, l’homme est à terre, comme il l’a déjà été en 2002 et en 2006 mais où il obtint de la justice de son pays un non lieu et une victoire en appel.

  • La rébellion n'est pas un contenu

    « On ne se « rebelle » jamais contre rien, la rébellion est vide, puisqu'elle est précisément devenue le fin mot de l'ordre culturel établi, l'étiquette qui fait vendre. La rébellion n'est pas un contenu, c'est une attitude comme disent les journalistes de mode, c'est-à-dire un accessoire commercial comme un autre, un grigri décoratif. Un machin destiné à rendre désirable pour les « jeunes » les produits de l'industrie culturelle*. La novlangue l'a emporté : les mots disent le contraire de leur sens. Le conformisme s'appelle rébellion. Les Inrockuptibles, c'est exactement cela. Cette « rébellion », c'est à dire cette illusion destinée à rendre plus sexy un total acquiescement aux valeurs dominantes, Les Inrockuptibles en est le parfait représentant. »

    in La banque, c’est rebelle (Pierre Jourde)

    * Personnellement, j’aurais écrit « industrie du divertissement ».

  • Quitter sa dépouille

    « L'école est, par excellence, le lieu où l'on doit apprendre à lire. Mais elle a depuis quelque temps changé son fusil d'épaule. Au lieu de mettre l'admiration au cœur du projet éducatif, elle met la culture au pluriel et devient ainsi la poubelle de l'actualité et de la mode. Elle se ferme aux œuvres sous couleur de s'ouvrir au monde. Il faut que le président de la République dise du mal d'un grand roman du XVIIe siècle pour que les tenants d'une pédagogie de proximité redécouvrent ses vertus. Ceux-là mêmes qui considèrent comme arbitraire et réactionnaire l'idée d'une préséance de la langue classique sur la langue des banlieues brandissent maintenant face au bling-bling l'étendard de La princesse de Clèves. Mais une école qui a besoin pour réintégrer Madame de Lafayette de lui décerner, comme au rap, le label de la rébellion a oublié que sa mission première est de dépayser les élèves et de les transporter hors d'eux-mêmes. »

    Extrait de l’entretien entre François Busnel et Alain Finkielkraut à l’occasion de la parution du livre du philosophe intitulé Un coeur intelligent (Stock, Flammarion).

  • Lapsus

    Hier soir, sur France Info: "Usain Bolt a définitivement rayé des tablettes Michael Jackson ... euh pardon.... Michael Jonhson"

  • Un soir

    Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
    Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
    Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

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