23 septembre 2009
Bach + Bach


Deux disques « Bach » (ou de transcriptions de pièces de Bach), deux femmes au piano. Les ressemblances s’arrêtent-là. Le disque de Grimaud est plus vif, tempétueux - le concerto BMW1052 y est pour beaucoup – mais, même la chaconne de Busoni d’après la deuxième partita pour violon, défile au galop (mais sans fausses allures). Chez Queffelec, on est dans la méditation lointaine et mélancolique – trop, à mon goût – ; ça devient une marque de fabrique, un ton qu’on retrouve d’un bout à l’autre du disque. Chaque note est ultra-précise et pourtant on entend énormément l’interprétation, le sens ou la lecture personnelle de la pianiste. Ce n’est pas condamnable mais c’est un peu monotone (chaque note lente, détachée du reste). Ceci dit, cette lecture fonctionne à merveille dans l’aria des Variations Golderg nimbée d’une jolie poésie et d’une grande rigueur métronomique. La prise de son chez Grimaud est très proche. Chez Queffelec - le début du disque surtout - tout est lointain, distancié de l’auditeur. Les deux sont à écouter, bien entendu !
20:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











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