26 octobre 2009

Epidémie de c.....

La récente épidémie de grippe A, et la campagne de vaccination qui va bientôt débuter, sont l’occasion d’une incroyable crise d’hystérie anti-vaccinale. Folie d’ailleurs relayer par le corps médical (ou ce que la corporation journalistique nous présente comme telle). La qualité du débat est tombé si bas que le petit rédacteur en chef d’une petite antenne locale d’un média national se doit de trouver la voie discordante, ou supposée telle : celle ou celui qui ne se fera pas vacciner, parce qu’il sait – c’est la copine du fils de la concierge qui lui a dit – que le vaccin est très dangereux : il aura une grosse rougeur, un peu de douleur et quelques dixième de degré de fièvre. Mais l’adjuvant, c’est terrible. On ne sait pas trop ce que c’est mais toute le monde le dit, c’est très dangereux.

Comme pour le passage de l’an mil, on voit donc la rumeur, la peur grotesque des crétins enfler jusqu’à tuer tout raisonnement, tout esprit critique. Sans doute, certains supporteront très mal ce remède, plusieurs, peut-être en mourront. C’est très triste, regrettable mais c’est ainsi, c’est la loi des statistiques et des grands nombres. Faut-il laisser le virus se propager à tout berzingue pour notre petit confort ? Certainement pas. On a le droit, bien entendu, d’être contre la vaccination, pour des raisons personnelles. Mais on n’a pas le droit de mettre la vie des autres en danger (le premier axiome de la liberté, non ?). Je remarque, d’ailleurs, que celles et ceux qui hurlent aujourd’hui sont les premiers à donner les bonnes leçons de morale sur les comportements à tenir en telle ou telle occasion, champions de la prophylaxie, des dépistages préventifs et des fameux (et justes) combats contre les conduites à risque. Mais la leur, au non jamais !

Sur le fond, combien avons-nous vus de reportages sur le mode d’action d’un virus ? Sa méthode de fabrication ? Du nombre de maladie qu’on a pu éradiquer ou, au moins, dont on a pu freiner la propagation et combattre les terribles conséquences grâce à la vaccination. Très peu. Le niveau d’éducation scientifique (ne parlons même pas des connaissances) est tombé si bas (malgré le fameux slogan au positivisme implacable du niveau qui monte) que c’est maintenant presque impossible de faire passer un message de façon sereine et raisonnable (au moins, raisonnée). Un jour, Le zapping permanent et le culte de l’égoïsme nous emmènerons tous dans la tombe.

Commentaires

Il ne s'agit pas de simples voies discordantes mais d'un refus massif notre (cher et tendre) "corps médical":
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-28/h1n1-les-professionnels-de-sante-peu-enclins-a-se-faire-vacciner/920/0/389822
D'après beaucoup de nos médecins, le taux de mortalité apparemment classique, lié à cette grippe ne semble pas justifier une vaccination massive...
Le gouvernement semble également rester discret : nous ne sommes pas assaillis d’appels à la vaccination !
Dans le domaine il semblerait en effet que seul le recul du temps permette de savoir si un vaccin est nécessaire, efficace ou dangereux... ou si un virus finit par muter puis tuer massivement comme en 18 (mais alors, faudrait-il un nouveau vaccin?)
Ainsi, nous manquons pour l'instant d'informations. Mais elles viendront tôt ou tard ! en espérant que ça ne soit pas trop tard. En tout cas, à l'heure actuelle, il semble bien que chacun soit libre d'en parler à son médecin et de décider...

voir aussi, sur l'évolution du système immunitaire humain face à la grippe :
http://actualite.aol.fr/le-virus-de-la-grippe-espagnole/article/20090630051831246800392
http://www.inra.fr/presse/comment_virus_grippe_a_se_joue_systeme

Ecrit par : Cyrano | 31 octobre 2009

S'il n'y a pas d'appel à la vaccination maintenant, c'est que tout doit débuter le 12 (ou le 15) novembre.
Le nouveau filon des antis-vaccination, c'est l'argument de la collusion de fait entre les experts et les laboratoires. Vieille ritournelle, etc.

Ecrit par : Inactuel | 02 novembre 2009

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