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  • Un débat, ah bon ?

    Le débat public sur les Nanotechnologies, qui devait avoir lieu à Grenoble le 1er décembre, a fort logiquement accouché d’une souris. Les petits agitateurs en polaire de chanvre et kéfiés de Proudhon Marx Organisation ont, fidèles à leur tactique fasciste et totalitaire, suffisamment perturbé le déroulement de la séance pour rendre le débat impossible. Ce n’est pas une surprise puisque des perturbateurs frères – à moins que ce ne soient les mêmes – avaient déjà, quelques jours avant, sonné l’hallali à Lille. Ces crétins rusés ont beau jeu de dire que le débat n’est pas démocratique puisque « les décisions sont déjà prises ». Au moins, le petit peuple, celui qui vote encore peut voir qui empêche la démocratie d’exister. C’est un peu comme ces Français, nés en France de parents immigrés, qui brûlent des voitures, obligent des petits blancs à klaxonner à chaque victoire de l’équipe…d’Algérie. Les choses sont claires, il suffit d’ouvrir les yeux et de voir qui fait quoi, qui emmerde qui (et surtout d’éteindre le poste de radio car alors on nous assure que ce que l’on voit n’est pas ce qui est...).

    Mais, pour en revenir aux Nanotechnologies, on peut avancer deux ou trois éléments :

    1) L’intitulé du débat est mauvais. Associer une échelle dimensionnelle (l’échelle nanométrique, du milliardième de mètre) à la technologie, c’est, dès le départ, partir sur une mauvaise piste. Pourquoi ne pas parler de Nanosciences, Nanomatériaux, Nano-médecine, voire même de Nano-Ethique (ou d’éthique à l’échelle des objets du nanomètre). C’est bien connu, la technologie fait peur. Elle est l’avenir au quotidien. Elle promet de changer le présent, en bien ou en mal. L’intitulé, un peu vague, « Débat sur les Nanos » auraient évité de fermer d’emblée la porte sémantique. D’autant plus que ces autres aspects sont plus ou moins traités (devaient être traités…) dans les réunions itinérantes organisées sur le territoire.

    2) Sur le fond, rien n’oblige une démocratie, qu’on devrait recoller une fois pour toute à ce quelle est au premier chef: la démocratie politique et pas la démocratie participative (de récente invention poitevine), à organiser sans cesse des débats et consultations du peuple. En société médiatique maxima (la nôtre), toute annonce créée sa contre annonce, son contre forum, son contre-feux. Le pouvoir (politique), celui qui exerce sa fonction au nom du Peuple, n’a pas à rechercher sans cesse l’aval du Peuple pour gouverner. Gouverner c’est diriger au nom de la majorité dans l’intérêt général. Le peuple est souverain dans les urnes. Il devrait élire ses représentants pour un projet, une philosophie du monde, une façon d’être à la vie et aux autres. Hors des élections, c’est de moins en moins le politique qui gouverne mais de plus en plus le médiatique (les journalistes), le groupe de pressions (la communauté) et d’autant plus qu’il a des relais dans les médias. Le politique est tétanisé par le médiatique puisque sans lui, il n’est rien (qui oserait couper la parole sèchement à un Monsieur Demorand, comme il ne se prive pas de le faire face aux élus du peuple, souvent avec leur peur consentante ?)

    3) Cet intérêt général est bien connu (sauf des décroissants en IPod): les « Nanos ceci-cela » participeront sans doute au développement (économique, sociétal (peut-être),…) de la population même si des points restent à surveiller quant aux libertés individuelles (encore que cela ne concerne pas que les « Nanos blablas » mais l’idée du progrès en général), quant aux risques sanitaires, par exemple. Et tout cela, est bien connu, assez bien identifié, fait déjà de programmes de recherches financés au niveau français ou européen et sur d’autres continents. Y compris pour les aspects plus philosophiques et éthiques. Par exemple, faut-il reprendre nos vieux paradigmes maintenant que la taille des objets diminue ? Peut-on appliquer tranquillement nos vieilles croyances et théories morales et philosophiques? C’est ce débat-là qui est intéressant, pas de savoir s’il faut utiliser des oxydes de titane pour bronzer plus ou moins dangereusement !

    4) Ce débat montre l’urgence de former l’ensemble de la population aux sciences et à la démarche scientifique. Par exemple, qu’est-ce qu’une vérité scientifique ? L’hystérie anti-vaccinale nous avait déjà montré l’ampleur du problème sur ce point.

    5) Sur un fond encore plus profond (!), ce mouvement d’agitation fragilisera encore plus le monde de la Recherche puisqu’on pourrait dire « Ils (les anarchistes en dreadlocks) ont raison de protester : on NOUS CACHE QUELQUE CHOSE ». Et voilà la ritournelle du complot, du « tous pourris », matinée de sauce antimilitariste. Que faire contre ça ? Débattre, sans doute…