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  • Les joies de la diversité

    « Quartier sensible », « quartier populaire » ? Rétablissons immédiatement la vérité : le « quartier » de La Villeneuve est un quartier peuplé à forte majorité de personnes d’origine immigrée (ou assimilée), plus quelques petits blancs (tiers-mondistes, alters-ceci-cela, ex-crypto, bobos débuts de siècle, ...) heureux de trouver là des appartements de grandes surfaces à prix réduits (et qui vont encore baisser, vu le contexte).

    Il n’y a pas besoin d’être bien informé pour savoir que ce « quartier » est aussi un lieu de vie communautaire, ethnique et religieux en marge de la société française et de son Etat de droit. Ce qui prime, ce sont les trafics, les banditismes et les menus larcins (pour la frange la plus criminogène, pour le reste de la population, c’est de couvrir l’autre moitié ou de vivre complaisamment entre soi, selon ses règles (qui ne sont pas les nôtres), souvent bien loin du souci de s’intégrer (ne parlons même pas d’essayer de participer à l’expérience française)). Bien entendu, ils y aussi des exceptions qui crèvent, littéralement, de vivre là et qui n’ont pas le choix d’aller ailleurs, celles et ceux qui voient leur CV refusés vu le quartier dans lequel ils habitent, etc. Ceux-là, on ne les voit jamais ; ils se taisent, par peur sans doute, par souci confraternel ou coreligionnaire de ne pas se plaindre auprès d’un autre que celui de sa communauté.

     

    Tout cela est connu mais le multicultarisme du lieu (qui tend d’ailleurs à la monoculture) est hautement apprécié des édiles locaux qui y voient une illustration réussie du « vivre ensemble » de la « diversité », etc.

    Bref, la boutique tourne tranquillement : on rénove, on repeint les immeubles (souvent, immédiatement dégradés et tagués (on parle d’incivilités depuis que le tag est devenu un « art »), on achète la paie sociale, du moment qu’on ne fourre pas trop son nez dans les petits trafics locaux : tout est tacite et non-dit : respect mutuel (comme ils disent).

     

    Hélas, un jour, un petit voyou déjà condamné, multirécidiviste (d’ailleurs, pourtant en liberté) commet un casse un peu trop gros pour lui. Course poursuite, échange de coups de feu : il meurt devant son immeuble (quel drôle d’endroit pour aller se réfugier alors qu’on est pourchassé ? Preuve, s’il en fallait, pour contredire les vérités toutes faites de « grand banditisme »)).

    Immédiatement, la machine bien huilée de la victimisation (bien aidée par les médias complaisants) se met en place « on l’a laissé crevé comme un chien » et la « maman va porter plainte ». S’en suivent deux nuits d’émeutes, quelques dizaines de tirs de balles (« réelles » comme on dit sur France 3) et deux ou trois dizaines de miracles pour qu’aucun policier ne soit blessé ou tué.

    Sur ce, visite ministérielle : mine sévère, mots durs, ronds de jambe et effets d’annonce (trois quarts d’heure, montre en main). Deux ou trois centaines de policiers mobilisés dont quelques unités d’élites. On attend le verdict de la quatrième nuit. De toute façon, dans huit jours, le petit train aura repris son cours. On continuera à fermer les yeux, à faire comme si rien n’était.

     

    Monsieur notre Maire aura toujours la mèche rebelle et le regard sombre pour appeler à un « Grenelle de la sécurité » (le malheureux n’a donc pas compris que de ces grandes messes, il ne sort jamais rien, sinon des promesses-à-tenir-qu’on-ne-tient-jamais) et que la sécurité publique lui incombe tout autant qu’à l’Etat, démissionnaire (car embourbé dans la média-doxa dominante qui donne à nos petites victimes la stature d’Intouchables) et à court d’argent, sans doute aussi à cause des milliards déversés dans les multiples, redondantes et inutiles politiques de la Ville. Oui, mais voilà, payer quelques policiers municipaux, les doter des moyens nécessaires à l’exercice de leur pouvoir, les mettre sur le terrain, quelle aventure inhumaine pour un socialiste (déjà qu’il faut se coltiner les petits blancs anars qui vous démontent les belles caméras toutes neuves installées dans les zones du centre, lieux de barbarie, eux aussi, passée une certaine heure du soir) et surtout arrêter l’angélisme bien pensant qui fait qu’un voyou d’origine immigré à toujours le bénéfice du doute et deux ou trois dizaines de circonstances atténuantes.

    Bref, le choix est simple, construire moins de lieux à vocation communautaires pour acheter la paie (telle salle, bien utile pour les mariages du « quartier ») ou festifs pour petits blancs (la fameuse salle ethnico-électro-rap attendue depuis des lustres et qui va finir par lui aliéner tout le quartier Championnet si elle n’est pas construite avant la fin de la mandature) et mettre un peu plus de sous dans la sécurité de tous (quel mot odieux !).

     

    Sur le fond, si on voulait en finir (ou tenter d’en finir), on n’attendrait pas le soir venu de se faire tirer dessus par deux ou trois dizaines de petits malfrats bien embusqués dans leur belle Galerie de l’Arlequin (un bel héritage de l’urbanisme du XXe qu’il faudrait songer à raser tant elle est devenue la forteresse imprenable pour les Forces de l’ordre). On aurait profité de ce beau dimanche ensoleillé (le temps était très frais, aussi) pour le vider de fonds en comble de ses habitants et de sa drogue en barre. O certes, quel effort ! Il aurait fallu deux ou trois milliers de policiers déterminés, bien armés et un peu de volonté politique pour affronter les deux ou trois militants écologistes encore à Grenoble à cette heure avancée de l’été (les autres sont dans des campings bio de l’Île de Ré) venus protester officiellement : « c’est une honte ! Stigmatiser (sic) ainsi une population ».

     

    Et puis, comme un dimanche n’aurait pas suffi, on aurait recommencé le lendemain, à l’aube, et puis le jeudi et le vendredi. Autant de fois que nécessaire pour rétablir l’ordre et faire changer le camp de la peur. Et cette fois-ci, après trente ou quarante ans de victimisation et de bonne volonté pas vraiment bijective, on pourrait (un petit peu) redresser la tête. Certes, il aurait aussi fallu tenir les caméras à l’écart (en juillet, ça tombe bien, les journalistes sont eux aussi dans les campings de l’Île de Ré ou occuper à secouer les marronniers de saison (comme le reste de l’année, d’ailleurs))

    Et les petits voyous qu’on attraperait, plutôt que de les mettre avec les leurs en prison (mais, j’y songe, encore faudrait-il qu’ils soient condamnés, et qu’on ne leur trouve pas dix excuses) on les enverrait se fatiguer un peu au travail (combien d’hectares de maquis à débroussailler en Corse ? Combien de kilomètres de digue à refaire face à la mer qui monte, inexorablement ?), sans portable, sans Nike aux pieds, sans BMW rutilantes. Et sans ménagement, en respectant leur dignité d’être humain, en tentant une dernière fois de leur donner une éducation et des règles de vie pour vivre en France.

    Et cela autant de temps que nécessaire et aussi difficile que cela soit pour le pauvre budget de l’Etat (combien de gardiens en plus à embaucher pour les encadrer sous la futaie de châtaigniers de l’Île de beauté?).

     

    Au passage, on aurait mis deux ou trois milliers de sociologues(*) au boulot (s’il en reste suffisamment hormis ceux qui nous servent la soupe « victimes de la colonisation » depuis trente ou quarante ans) pour nous éclairer un peu sur les causes de tout cela (ou tenter de convaincre ceux qui ne voient pas). Ce qui implique de mettre la barre à 180° dans les écoles de journalismes, histoire de reprendre la main, aussi, sur le seul pouvoir qui reste (à part celui des armes).

     

    Il est bien entendu trop tard pour tous ces travaux d’Hercule. Il faudra, dans le futur, avaler toujours plus de couleuvres, subir d’humiliations en écoutant les antiennes de la diversité obligatoire pour tous (peu importe le prix à payer). Majoritairement, le Pays aura changé, il sera vidé de tout ce qui faisait sa beauté (son Droit (pas coutumier), sa Justice (pas expéditive), sa laïcité, etc.). Nous ne serons plus qu’un pays livré aux bandes de pillard, en proie aux coups d’état permanents, sans aucun recours pour s’en sortir.

    (*) entendu hier soir sur France Info, tel bonhomme, Directeur de recherche au CNRS (ce qui n'est pas rien) nous dire que si les "jeunes" s'arment et tirent sur les policiers, c'est parce que ces derniers portent tout un attirail militaire (gilet par balle, etc.)et que l'escalade venait donc des forces de police ! J'en suis resté stupéfait. Comment peut-on être si con ?