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  • Frissons d'été

    Comme prévu, le flan médiatique est retombé. Tout est redevenu calme à La Villeneuve (comme à Gennevilliers (guet-apens, cette nuit, contre les forces de l’ordre à coup de parpaings)). Oui, tout est calme ou tout le redeviendra sous peu. A France 3 Grenoble, on a déjà (re)sorti le reportage parfait. Une bonne petite famille de blancs, très « gauche-assosses-médiateurs-grand frères » qui nous (dé)montre par a plus b que la vision du quartier donnée au mois de juillet à la France entière (et jusqu’aux Etats-Unis) n’est pas la réalité, que tout est bien normal, bien convivial, parfaitement métissé et tout et tout. Ah oui, si cela va mal, c’est la faute à l’Etat qui ne paye plus les assosses, etc. Qu’il y ait d’autres problèmes et en premier lieu des voyous, trafiquants en tout genre, on n’en entend pas parler puisque ce n’est pas la réalité et cela n’a jamais été ainsi.

    Jadis, j’avais le projet de noter à chaque fois que je voyais ces pauvres petites dix minutes de désinformation locale, le nombre de reportages consacrés aux sans papiers, aux associations qui les soutiennent, aux instituteurs refuzniks, aux vieilles dames de RESF, à toutes ces populations tellement dans le moule de la plus bête bienpensance. Je crois que je vais finir par m’y atteler.

      

    Nouveau petit chapitre, celui des Roms, absolument insignifiant (le chapitre, pas les Roms) mais qui signe la fin de la politique des communiqués et des effets d’annonce. Mon Dieu, qu’avons-nous fait pour avoir une droite aussi sotte, maladroite et stupide ! Il faut bien entendu faire sans rien dire puisqu’on communique ou pas, il y aura toujours un torche-papier de Libération pour monter un petit article incendiaire aussitôt repris par la cantonade.

    Les Roms chassés de Roumanie par les Roumains qui les traitent, pour le coup, comme des chiens et des moins que rien - et qui, d’ailleurs, on le culot de venir, sans rougir, nous faire la morale – sont, une fois arrivés en France, en situation de non intégration. Pourquoi le sont-ils ? Parce que leur projet n’est pas de rejoindre la communauté nationale mais de vivre entre eux, suivant leurs habitudes et leurs préceptes, bien souvent sous la coupe d’organisation mafieuse (esclavage des enfants, femmes chargés de marmailles trainant toute la journée à la recherche de la pièce, etc.) en sachant que la vie ici (quoiqu’on en dise) est meilleure ici que là-bas. Pourquoi ne pas les accueillir, après tout ? Mais alors, à nos conditions (pas aux leurs) : apprendre notre langue, renoncer à la vie communautaire unilatérale et tout faire pour ne plus donner la terrible impression qu’ils sont là pour simplement profiter du système, en vivant de rapines et d’expédients. Certes, en France leurs enfants sont scolarisés (plus ou moins) et c’est peut-être par eux que les parents pourront changer. Hélas, notre pauvre pays ne peut plus accueillir toute la misère, n’a ni le temps, ni la patience, ni sans doute l’envie de prendre en charge une nouvelle communauté alors qu’elle a déjà bien des soucis avec les éléments récemment associés à la Nation. Bref, comme le dit André Glucksmann dans un article paru dans Le Monde daté d’aujourd’hui, on a sans doute « le droit à l’errance », au vivre librement partout et à tout moment mais ce droit inaliénable ne doit pas se faire au détriment des autres (et principalement au détriment de ceux qui accueillent). Il est d’ailleurs très frappant de noter qu’à chaque fois que des problèmes surviennent (avec certains Roms, avec certains membres de la Nation issus de l’immigration, avec certains manouches, …) c’est obligatoirement du côté de la communauté qui accueille (la France, les Français dans leur ensemble) que sont présentés les problèmes et jamais de l’autre côté.

     

    Tout cela s’explique aisément par la « metissophilie » galopante et dominante qui règne depuis quelques décennies. L’autre -celui qu'on appelait jadis l'étranger, avant que les frontières ne soient doctrinalement abolies - est par essence bon ; en tout cas meilleur que nous, vieux chancres pourris d’une Nation qui n’en finit pas de crever.

     

    [Sur ce, une annonce reçue sur Facebook : au musée Dauphinois, la prochaine exposition s’intitule « Ce que nous devons à l’Afrique », que la réciproque soit possible ou même évocable et bien cela est devenu indicible: nous en sommes arrivés là !]