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    Courrier des lecteurs du Monde (daté du 20 juillet) : « Quand elle envisage de convertir le 14 juillet en défilé citoyen, Eva Joly ne se contente pas de malmener nos traditions nationales, elle en bouscule encore la cohérence. Il n’y a pas, en effet, de citoyens, et c’est une antienne depuis Condorcet, là où les nouvelles générations ne sont pas dûment instruites et éduquées. Or le parti de Mme Joly vient de porter à la présidence de son conseil fédéral, en la personne de Philippe Meirieu, un doctrinaire de la pédagogie dont la contribution à l’effondrement de l’école est notoire. Dès lors, deux choses l’une : ou bien la candidate de la présidentielle adhère aux principes dont l’application a conduit la jeunesse à ignorer sa langue, son histoire et sa culture, et elle s’interdit l’expression « défilé citoyen ». Ou bien elle reconnaît que son alliance avec les mystiques de l’ « infantocratie » est le simple résultat d’un calcul électoral, et elle abandonne du même coup toute posture moralisatrice. La cohérence est à ce prix. » (Michel Leroux, La Mure d’Isère).

    Je propose qu’on donne la légion d’honneur à ce Monsieur Leroux !

  • De sottises en sottises...

     

    Demain sera célébré un hommage national aux derniers militaires tombés en Afghanistan. Quelle est donc cette guerre dont on fixe la fin en précisant haut et fort le calendrier de retour de nos troupes ? C’est une mascarade et une tâche de honte pour le pouvoir politique qui donne des ordres si absurdes.  Il n’y aura jamais de transfert de pouvoir au pouvoir loyaliste et corrompu de Kaboul. Sitôt que nous aurons le dos tourné (c’est-à-dire bientôt), les talibans (« les insurgés », dans la nouvelle phraséologie officielle) auront vite fait de reprendrent la main et de se rendre maîtres de tout.Ce sera donc un échec ; un gâchis humain, moral et financier. Dix ans de perdus. Les géopoliticiens – du moins, ceux qui enfermés dans leur bureau ne passent pas chaque début de soirée dans les émissions « café du commerce » telles qu’il en fleurit un peu partout sur tous les vecteurs d’information ; ceux-là disent que le problème afghan trouve sa source dans les frontières de ce pays avec le Pakistan. Peut-être. Reste qu’on ne mène pas une guerre en s’assurant d’abord et avant tout du bon vouloir de la population. Dix ans après, malgré les dispensaires, les travaux d’infrastructure et les patrouilles sympathiques parmi la population « tout sourire » notre doctrine est un échec cuisant. Faire la guerre, c’est aussi dire aux populations, choisissez c’est nous ou eux. Mais on ne fait rien de cela, apeurés par la conséquence d’une bavure, d’une erreur de frappe. Il y aura toujours un Ghesquière et un Taponier pour vous faire un bon petit sujet qui remue les consciences du côté du de la bohème indignée des arrondissements de l’Est parisien.

    La libération des deux acolytes aura été un grand moment du très réconfortant « entre nous » qui caractérise les médias (j’allais écrire les médias français). Belle séance émotion à France Télévisions, larme à l’œil et tout et tout. Ils ont à ce point le seul et vrai pouvoir que personne ne songerait à leur dire « n’avez-vous pas l’impression d’exagérer un peu ? ». A ce point satisfait d’eux-mêmes, totalement dépourvus de sens moral – ce vilain mot - et du sentiment de honte, leur autocongratulation dépasse le cadre du corporatisme. Il est bien ce qu’il faut appeler un fascisme, au sens premier, la volonté d’imposer aux autres sa volonté.

    La droite qui nous gouverne, si malhabile, si sotte dans ses sorties médiatiques en a fait l’amère expérience. On ne critique pas impunément le journalisme en France ! Mentionner que, peut-être, des risques ont été pris en s’aventurant ainsi en plein nid de guêpes, dire que la recherche des otages coûte de l’argent ou fait prendre des risques à ceux qui sont chargés de les délivrer, tout cela n’est pas vrai et ne doit pas être dit. Investis de leur mission divine, le journaliste est toujours là où il doit-être. Le pire, c’est que c’est vrai mais cela n’exclut pas le doute, le questionnement et au final, le repentir.

    Je suis un type affreux mais je pense qu’un agent de la DGSE enlevé par des barbus en Somalie a  droit à plus de respect, de considération et d’attention que deux journalistes de France Télévision. Son travail est ombre face aux projecteurs médiatiques. Il n’aurait pas dû avoir son quart d’heure de célébrité sous les projecteurs. Il a donné sa vie à la Nation, dans le silence et par la discrétion. Ce n’est pas rien par les temps qui courent.

    La récente sortie de Madame Eva Joly (maintenant candidate officielle du parti écologiste à l’élection présidentielle de l’année prochaine) sur le caractère colonial du défilé militaire organisé chaque année pour le 14 juillet et donc, selon elle, sa nécessaire suppression, signe le vrai visage du mouvement, de ses leaders et, au-delà, de ses sympathisants et militants. L’écologie a bon dos (comme toujours). Le programme est rouge vif et embrasse les modes et les rages vindicatives du moment. Celles qui coulent le mieux entre la molle doxa du « tous pourris » de Mélenchon aux « portes ouvertes à toutes et à tous pour l’installation en France » de la gauche dans son ensemble. L’écologie, en tentant d’embrasser la  gauche, ne fait que se dissoudre en elle. Cela fait vingt ans que cela crève les yeux sauf au parti concerné. Comment un tel aveuglement est-il possible ? Mystère. La courte aventure Hulot a montré combien la base est enfermée (et plus encore la direction du mouvement) et enterré dans sa boue gauchiste. Pour la première fois, un homme providentiel et à peu près consensuel avait la possibilité de porter loin et fort des idées justes et décisives de respect de l’environnement. On lui a fait passer un joli petit quart d’heure au commissariat politique. Décidemment, l’homme était bien trouble (son passé à TF1) et son autocritique trop sommaire.  A croire que ce parti de factions n’est animé que par le désir de servir de paillasson au parti socialiste. Dix députés et un beau ministère de l’écologie, voilà ce qui va les mettre en pamoison. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ces gens soutenaient que l’écologie était forcément de gauche. Encore quelques années et ils vont finir par nous dégoûter d’elle.

    La droite, toujours la même, au lieu de travailler sur le fond et donc de montrer combien les propos de cette Dame sont sots, bêtes et stupides, préfère attaquer sur le volet (glissant) de la nationalité (ou plutôt la double nationalité) de l’impétrante. C’était le seul angle qui allait obligatoirement ressouder la vieille gauche autour de son aile couleur épinards (bio). Cela n’a pas manqué. Bien entendu, c’est indéfendable. Madame Joly a servi la France, aussi récente que soit sa nationalité française. Fillon n’attaquait pas dans cette direction, il supposait que son histoire récente et personnelle avec la France était peut-être la cause d’une méconnaissance des us et coutumes du pays concernant la célébration de la Fête nationale par un défilé militaire. C’était pour le coup, la prendre pour une demeurée ce qu’elle n’est pas (à ce que je vois dans le prisme déformant de la réalité).

    Pour revenir au 14 juillet, on ne peut que s’étonner du slogan choisi par SOS racisme « la France, c’est nous » n’ai pas fait plus de vagues. C’est tout bonnement attentatoire à l’indivisibilité nationale. Imaginez un tel slogan dans un meeting de l’UMP ! On en aurait entendu des pleureuses et des aboyeurs. Et là, rien, pas un mot. Silence dans une mer d’huile. Il faut dire que quelques centaines de milliers de noceurs se déhanchant sur les rythmes métissés et bien comme il faut d’un Yannick Noah cela n’encourage pas à se poser quelques questions. Après tout, l’histoire est claire. SOS racisme travaille pour le PS comme, en cyclisme, le coéquipier travaille pour le sprinter de son équipe.