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Rotherie

 

J’ai terminé cette semaine Le rabaissement dernier livre de Roth paru en français après avoir lu Portnoy et son complexe, ouvrage que je pensais avoir dans ma bibliothèque et que je confondais avec Quand elle était gentille. Je n’ai jamais terminé ce dernier (il faut que je m’y replonge) mais j’ai un souvenir très net de ma lecture initiale. C’était à M. alors que L. passait un entretien d’embauche et que l’attendais dans la voiture, un soir froid et gris d’hiver ou d’automne. Le Rabaissement n’est peut-être pas le chef d’œuvre de Roth (comme on le lit ici ou là). L’auteur donne de plus en plus de livre courts (la série Nemesis) et tournant tous autour de la vieillesse et de la déchéance physique. Dans ce dernier opus, ces thèmes en recroisent d’autres comme le métier d’acteur (comprendre le métier d’écrivain ?) et le désir sexuel. L’histoire de cette lesbienne que le personnage principale « retourne » pour être ensuite lui-même quitté n’est pas la meilleure partie du livre. Elle est un peu trop irréelle et bien trop vite amenée pour paraître crédible. Il y a donc un parfum de trop et de trop vite dans ce livre. Trop de chemins sont amorcés (la folie, l’hôpital psychiatrique, l’amitié disjointe par le temps). On ressent une urgence à traiter de tout. Est-ce là le signe d’une angoisse de fin de vie ? C’est sans doute trop évident pour être uniquement cela.

 

Arte a diffusé ce mois-ci (? ou en septembre, je ne sais plus) un beau documentaire-entretien de Karel sur Roth où celui-ci parle abondamment de ses livres. J’ai cru lire que dix heures d’entretiens avaient été enregistrées pour en tirer l’habituel format de cinquante minutes. Est-ce que cela sera un jour visible ?

 

Portnoy est bien entendu un chef d’œuvre absolu qui marque et magnétise profondément son lecteur. Le rythme est endiablé et fouille si intimement dans la vie du héros que le lecteur se sent lui-même à la place de ce fabuleux obsédé sexuel de Newark. La réussite littéraire et donc totale. C’est peut-être le livre par lequel il faut commencer. J’ai bien envie de reprendre toute la file dans l’ordre chronologique car les brèches de ma connaissance de la vie de Nathan Zuckerman sontimmenses. J’ai un très bon souvenir de La Tâche, dévoré alors que nous étions en Guadeloupe (en novembre 2006, il y aura bientôt cinq ans) et un autre encore plus frais et plus intense du Complot contre l’Amérique. Je n’ai jamais terminé J’ai épousé un communiste que L. avait beaucoup aimé et qui ne m’a jamais fait grand effet. Là-aussi, il faudra s’y remettre attentivement.

 

Commentaires

  • J'ai bien aimé aussi "La bête qui meurt", qui se lit en une soirée...

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