Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Soixante-dixième anniversaire du 11 novembre 1943 à Grenoble

 

J’ai assisté ce matin à l’émouvante cérémonie de commémoration des évènements du 11 novembre 1943 à Grenoble. Rappelons que plus de deux mille patriotes se sont rassemblés ce jour-là pour honorer les morts de la Première guerre mondiale malgré l’interdiction des Allemands de le faire. Après leur arrestation, 369 hommes furent envoyés dans des camps en Allemagne. Seuls 148 revinrent. Contrairement au coup d’éclat de la Résistance à Oyonnax, le drame fut ici immense mais aujourd’hui, jour du soixante-dixième anniversaire, on ne célèbre (au niveau national, au niveau journalistique) que ce qui s’est passé dans l’Ain.

Il y avait bien peu de monde, en définitive, les survivants étant de moins en moins nombreux. Le discours du président de l’Amicale des Déportés du 11 novembre 1943 fut remarquable, celui de Monsieur le Maire un peu moins percutant. Comme c’est maintenant la coutume, on fait chanter les enfants lors des cérémonies mémorielles sans doute pour assurer (ou se rassurer) un passage de témoin entre les générations. J’ai été très frappé de voir que beaucoup des parents qui étaient là ne s’intéressaient pas du tout à la cérémonie en tant que telle mais cherchaient surtout à voir leur enfant, à le photographier, à lui faire des saluts mêmes pendant les moments les plus émouvants et solennels. Pendant La Marseillaise, tout le monde bavarde, garde les mains dans les poches, allume une cigarette, en un mot est « lui-même ».

Lien vers le moment où fut chanté le Chant des Partisans.

Les commentaires sont fermés.