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Consternation(s)

Hier, en fin de matinée, un commando de deux musulmans a assassiné douze personnes au siège du journal satirique Charlie Hebdo. Peines, rages et douleurs infinis, comment cela pourrait-il être autrement ? Aussitôt des manifestations spontanées ont fleuri ici ou là dans tout le Pays. Les plus hautes autorités de l’Islam de France (sic) alors en voyage chez le pape, leur nouvel ami bienveillant, ont appelé les fidèles du prophète à se joindre aux divers cortèges. Un rapide tour des médias sociaux montre qu’il y avait bien peu de mahométans dans ces rassemblements et beaucoup de l’éternelle petite gauche pleurnicheuse et bien-pensante. Rapidement, également, un slogan sot et idiot « je suis Charlie » a fleuri un petit peu partout, se répandant à grande vitesse sur la toile (le mieux étant de l’afficher comme photographie de profil internet sur le plus de sites,  pour bien montrer sa communion en douleur insondable). Hélas, c’est une communion de non-pensée. Mais où vivent ces gens, ne lisent-ils pas les journaux, ne regardent-ils pas la télévision ? N’ont-ils pas compris que ce qui a été perpétré hier n’est que le quotidien de millions de personnes en terre d’Islam ? Communion de non-pensée, également, car au lieu de s’identifier à la victime-cible, il serait urgent de se déciller et de voir d’où vient le mal et quelle religion en est le terreau fertile. Mais surtout, pas-d’amalgame, comme le disent si bien nos hommes politiques à la mine défaite (on les comprend). Charlie Hebdo les traînait dans la boue, sans doute moins que les catholiques et les musulmans, mais ils l’adoraient, par un curieux masochisme de bon aloi qui leur a également permis de rire aux éclats (avec la foule des abrutis subjugués) devant les Guignols de Canal +. Hélas, comme ces derniers, Charlie Hebdo n'avait oublié qu’une chose : rire de lui-même et de sa bassesse. Mais c’était peut-être son ignominie qui faisait une part du génie de son génie, rare talent de la satire la plus effrénée, sans limite, ordurière, devant laquelle on rit pour satisfaire ses sens les plus bêtes et méchants, tout en jouissant d’être si bête et méchant de rire ainsi.

Que va-t-il se passer maintenant ? Sans doute rien. Tous – journalistes, politiciens, monde de l’entreprise, sociologues appointés, etc. –  mettront une énergie colossale – ils ont de la ressource, les bougres ! – à nous convaincre que nos sens nous trompent, que l’Islam est fondamentalement une religion de paix, que les musulmans sont tous des gens de grande tolérance religieuse, etc. Ce qui est vrai, mais oui, il n’y a qu’à consulter une carte des conflits meurtriers sur notre Terre pour voir combien l’Islam n’a rien à faire là-dedans. D’autres idiots (les idiots inutiles) iront incendier des mosquées, peut-être même agresser physiquement des musulmans. Ces criminels sans cervelle détruiront dans l’œuf tout combat digne et républicain (mais ferme) contre cette religion qui sème la terreur et la mort. Les prédictions du dernier livre de Houellebecq sont peut-être bonnes. En 2020, la France et les Français seront à ce point anesthésiés (l’anesthésie aura été longue mais finalement complète) que l’élection d’un musulman modéré est peut-être possible, actée par les forces girouettes d’une classe politique muette dissoute dans un centre-gauche-droit de guimauve, sous le regard protecteur de Monseigneur, si content de se requinquer pour si peu de frais.

Malheureusement, nous n’avons peut-être aucune autre solution que de nous soumettre, le venin étant instillé depuis longtemps dans nos veines. Il a gagné jusqu’à gâter complètement notre esprit. Au nom des valeurs qui sont les nôtres (démocratie, tolérance, respect mutuel) nous serons incapables de changer le cours des choses. La France mourra à cause de ses propres idéaux.  L’épiphénomène Front National, si tenté qu’il puisse prendre un jour une part du gâteau, nous fera perdre bien du temps pourtant si utile pour enclencher enfin la révolte. La martingale est viciée car en donnant jadis délibérément et généreusement  la nationalité française à nos enfants d’immigrés –  toujours incapable d’embrasser nos valeurs après trois générations (1000 ou plus de nos « « enfants » » combattent contre leur patrie en Syrie et en Irak) – nous nous coupons du dernier ressort à notre disposition : renvoyer ces binationaux à leur chère terre d’Islam. Aucun politicien en place ne peut le faire, soit par calcul électorale de circonstance, soit par amour sincère des mahométans. De toute façon, les traités européens sont ainsi faits, qu’une cour de justice supranationale aura tôt fait de nous remettre dans le droit chemin.

Voilà, il n’y a plus qu’à aimer tant que nous le pouvons les nôtres, profiter de nos derniers bons moment, ne plus penser que la France du futur sera la terre que nos ancêtres ont bâti si patiemment, élevant notre civilisation au plus haut.

Postface : j’ai été bouleversé par l’intervention de Jeannette Bougrab, ce soir, sur le plateau du journal de TF1 (face à un infâme journaliste)

Postface 2,  la superbe chronique de Pierre Jourde : http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/01/07/les-salauds-absolus-552076.html

 

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