03 mars 2008

PNC, à vos postes !

Pour quelques cauchemars de plus…

 

25 février 2008

Sans limite

Le dernier week-end de beau temps, après quinze jours de plein soleil, a été remarquable. Je suis retourné au sommet de la montagne du Sorgia, plus précisément au Crêt de la Goutte (encore un nom horrible pour une altière montagne), à 1621m de haut. C’était la première fois, depuis que je m’y rends, que le ciel était parfaitement dégagé. La montée, côté sud, était torride. Bien peu de neige, sauf une très belle congère face au nord et au vent du Jura. De ce massif, justement, on a une belle vue, en enfilade, (le Léman à droite) jusqu’au Crêt de la Neige, qui aveuglait Voltaire dans sa retraite de Ferney. Du sommet, rien qui ne gêne pour admirer tout l’arc alpin en sa bordure occidentale. La belle Jungfrau, la pointe du Cervin (à 138km) plein Est, et jusqu’à la Meije (à 145km) plein Sud. Nos trois pics de Belledonne sont bien ridicules, face à l’énorme Mont-Blanc qui fait face avec ses ouailles (l’Aiguille Verte à gauche, l’Aiguille du Midi itou, Tré la Tête à droite). Il y a tellement de sommets visibles, tant majeurs que mineurs, qu’une petite table d’orientation n’est pas de trop pour s’y retrouver. Ce point de vue est l’un des plus vastes qui soit. Il est le lieu rêvé pour construire une cabane d’ermite, battue par les vents, dans la totale solitude d’une nuit d’orage ou d’un clair de lune.

30 août 2007

Ciel clair

Comme prévue, la soirée a été des plus agitée, sous une énorme bourrasque qui fonçait vers nous à grande vitesse. Il y eut énormément d’éclairs intra-nuageux, et quelques uns ont touchés terre, comme celui-ci. Peu après, la grêle a été assez forte. Les fleurs du balcon sont hachées menu mais elles repousseront d’ici peu. D’autres n’ont pas eu cette chance…

29 août 2007

Nuit agitée

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Dans quelques minutes la situation sera chaude dans le Dauphiné
(image des evènements électromagnétiques dans le ciel du sud de la France. Le rond central correspond à la Drome)

20 août 2007

Tout en lumières

Rares samedi et dimanche sous le plus beau soleil d’été. Hier, le vent était nettement moins fort que samedi, la chaleur donc beaucoup plus nette même si pas vraiment intense. Un temps parfait pour pédaler le long des berges de l’Isère, avant qu’elles ne soient investies par les rollers et piétons de retour de vacances. Nous avons poussé jusqu’à Noyarey, sous la voute ininterrompue formée par les arbres feuillus et verts comme à un début de printemps (ne parlons pas de l’herbe sur le bord du chemin). Au barrage de Saint-Egrève, il y avait toujours ce petit vent sec qui souffle au fond de la vallée, à l’endroit où elle est la moins large (effet venturi ?). Le soir, tout changea car l’orage approchait. Parce qu’il était là au bon moment (l’instant décisif des photographes ?), il nous a donné l’un des plus beaux couchers de soleil de l’année qui était aussi majestueux qu’on le regarde dans son ensemble ou dans ses parties les plus contrastées. La moitié du ciel, à cet instant, était dans le plus grand embrasement, d’une couleur orange-saumon si intense que les murs des maisons en prenaient la teinte exacte.

06 août 2007

En l'air

Nous étions samedi dernier au meeting aérien organisé sur l’aéroport du Bourget-du-Lac pour le vingtième anniversaire de « Technolac », une zone industrielle high-tech née du retrait de l’armée de l’air. Jolie petite fête, noyée sous le soleil, avec un cadre vraiment exceptionnel pour les démonstrations aériennes. Quelques vieux avions de la seconde guerre mondiale (Yak, Mitsubishi « zéro » et le célèbre Vough Corsair (celui des Têtes Brulées)). Petits avions mais gros moteurs au son tout à fait mélodieux. Ils sont l’évolution ultime du chasseur à hélices avant l’arrivée des réacteurs. Cette étape était représentée par un beau chasseur Vampire, premier avion à réaction équipant les forces françaises. Le plus bel avion, au son grave et puissant (il suffit de fermer les yeux pour se croire quelque part au-dessus de l’atlantique en route vers l’Amérique du Sud), le Super Constellation « Breitling », l’un des rares exemplaires encore en vol. Il est lourd, lent mais tellement rétro ! Egalement, quelques belles prestations de diverses patrouilles acrobatiques. Les deux plus belles sont la patrouille Breitling qui vole sur des avions d’entrainement Albatros, extrêmement rapides et manœuvrables et la célèbre patrouille de France dont on ne se lasse pas des prestations réglées au millimètre. Pour tous les amoureux (ou celles et ceux qui aspirent à le devenir, ce beau cœur à 600km/h).

13 juin 2007

Ouf !

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La catastrophe n’a pas eu lieu : l’altitude modifie la perspective, surtout parce que l’œil et le cerveau manquent de repaires dans cette espace sans limite. De toute façon, la séparation des niveaux de vol est (normalement) suffisante pour que les frayeurs restent terrestres, encore que

 

Troposphère du bonheur

Le poème Soleil couchant de Jose-Maria De Heredia, que Camille citait dans son commentaire, est si beau que je ne résiste pas à l’envie de le recopier intégralement :

"Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;
Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume.
Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail."

Ce soir, de nouveau, des nuages à tomber fou amoureux du ciel.

12 juin 2007

La dernière descente

Un nouveau coucher de soleil admirable ce soir. Une vaste masse nuageuse s’est formée en fin d’après midi sur le Vercors (exactement à l’endroit où nous étions dimanche) puis s’est résorbée petit à petit mais infiniment lentement. Le soleil, en allant dormir, a transpercé de ses rayons tous les nuages épars et moribonds pour nous donner un ciel à la Vermeer. Le coucher fut extrêmement long, avec toutes les nuances d’oranges et de rose vifs. Et tout cela en écoutant la suite bergamasque de Debussy...

11 juin 2007

En haute altitude

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La catastrophe aura-t-elle lieu ?

(vendredi 8 juin, 21h30, au-dessus de la Chartreuse)

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